« J’ai découvert le travail de Lin Zhipeng à la suite de la mort de Ren Hang en 2017. Il y a avait des confusions entre les deux artistes sur les moteurs de recherche. Je l’ai ensuite suivi sur Instagram et j’ai commencé à ressentir un lien avec ses images. Quelques échanges plus tard, nous entamions une collaboration », se souvient Anna Mistal, artiste et commissaire.
Lin et Anna se positionnent comme des défenseurs de la liberté. « Nous poursuivons tous les deux un même objectif : vivre aussi honnêtement et librement que possible. Une quête intégrant la culture et les traditions de la société. Comme il n’est pas évident de vivre librement… nous sommes souvent associés à des provocateurs ! »
Si l’on retrouve quelques références au travail de Ren Hang, Anna souligne la singularité du travail de Lin : « Il capture la vie ! Survivre, vivre heureux, accepter, pardonner, s’amuser, et ce, malgré les limites de la répression. » Une ode à la jeunesse chinoise, fascinante et décalée, présentée à l’Hôtel Grand Amour durant le mois de novembre 2018.

© Lin Zhipeng, aka No.223