Graphiste de formation, c’est en déménageant à Nantes que Cécile André, 33 ans, s’est tournée vers la photographie « Cette ville regorge d’expositions, d’événements musicaux, de danse… Je me suis laissée emporter dans cette dynamique artistique », confie-t-elle. Elle réalise, depuis, de délicats portraits à l’argentique. « Expérimenter, recommencer, varier les cadrages, les temps de pose… C’est une approche assez psychologique, presque méditative. Lorsque je shoote, je ne songe à rien d’autre », explique-t-elle. Les corps que la photographe capture sont synonymes de liberté. Énigmatiques, amusés, décomplexés, ils se jouent du tabou de la nudité. « Les femmes ont longtemps été réduites au statut de muse, instrumentalisée par l’artiste masculin – il s’agit ici d’une réappropriation », précise Cécile André. En pleine nature ou dans des décors stylisés, ses modèles offrent, d’un simple regard, des fragments de pure honnêteté.

 

 

 

 

 

 

 

 

© Cécile André