Vous êtes photographes et inspirés par le soleil des tropiques de Gilbert Montagné, alors participez au deuxième numéro de Tropical Stoemp. Née pendant la pandémie, cette nouvelle revue belge, publiée aux éditions Le Mulet, offre un espace d’expression collectif aux artistes préférant l’image aux mots.

« Un voyage sidéral entre trous noirs et nébuleuses, entre lumière et obscurité », lance Simon Vansteenwinckel, photographe et éditeur. On ne pourrait pas mieux résumer le premier opus de la revue Tropical Stoemp, intitulé Black Hole Sun. Quoiqu’en parcourant les pages, on cherche la lumière pour nous sortir de la pénombre. Ici, une femme masquée, là, un homme au regard hagard. Un animal féroce, un deuxième animal féroce. Des silhouettes, beaucoup de silhouettes – de dos pour l’essentiel. Et puis des corps à l’abandon. Tous sont en quête de sens. Où est donc le soleil pour les guider ? Un brin de folie, beaucoup de colère étouffée. Le néant. La peur ? Des murmures.

Black hole sun

Won’t you come

And wash away the rain?

© Ariel Pascuali / Tropical Stoemp

La pandémie en toile de fond explique, ou du moins justifie le premier volume de la nouvelle revue. « En tant que Belges, on a une relation particulière avec le soleil. Son absence ne fait que renforcer sa présence lorsqu’il est bel et bien là. Comme la noirceur renforce la lumière », confie l’un des deux fondateurs des éditions Le Mulet, Simon Vansteenwinckel. Tout est toujours une histoire de contraste dans la vie. Contraste, et équilibre. Si le premier objet de la collection Tropical Stoemp se veut radical dans son éditing et son graphisme – l’image détient par exemple le monopole sur le texte – il offre un modèle artistique singulier. Simon Vansteenwinckel et Mathieu Van Assche élaborent le numéro comme une série entière. « Nous n’éditons pas des portfolios. On peut choisir une image d’un ou une photographe, et dix d’un ou une autre. Pour ce premier numéro, nous avons réuni dix-huit photographes et septantaine de leurs photographies », explique le photographe. Le tout forme un « ensemble » lié par un thème inspirant, mais pas trop contraignant : une chanson. Et la revue belge a choisi un titre de Soundgarden pour ouvrir le bal. « Black Hole Sun est un classique pour les personnes de notre génération qui ont été élevées avec MTV dans les années nonante », précise le photographe éditeur. Selon le proverbe, après la pluie vient le beau temps. Et les éditions le Mulet ont choisi de prolonger l’été avec Gilbert Montagné et son Les Sunlights des tropiques pour le deuxième numéro. Et à l’occasion de ce nouvel opus, la revue devient participative. Si vous êtes photographes et prêt·e·s à vous mouiller le maillot, n’hésitez plus et envoyez vos images à info@lemulet.com d’ici le 30 septembre. Et si vous n’avez pas de photos de palmiers ou de soirées sur la plage dans vos archives, on ne peut que vous recommander de suivre la sortie de ce numéro, car Tropical Stoemp a le mérite de rassembler des artistes talentueuses et talentueux tout en cultivant un certain second degré.

© à g. Lionel Jusseret et à d. Jean-Marc-Chapa / Tropical Stoemp

© DavidAmeye / Tropical Stoemp.

© Mathieu Van Assche / Tropical Stoemp.

© Simon Vansteenwinckel / Tropical Stoemp

Image d’ouverture © David Siodos / Tropical Stoemp