Depuis 2013, Patrice Bellot, photographe et universitaire de 45 ans, immortalise Marseille et ses alentours. Son ouvrage Carrefour Bellevue regroupe quelques-uns de ses clichés noir et blanc réalisés à l’iPhone, autant d’excursions dans la cité phocéenne.

« Le complément naturel aux mots écrits et lus ». Voici ce que représente la photo pour Patrice Bellot, photographe de rue et universitaire marseillais. « Mes photos sont en grande majorité des photos de rue au sens large du terme : images saisies dans les villes ou sur les routes, à pied ou depuis la fenêtre d’une voiture ou d’un train », explique le photographe de 45 ans. Plus que l’instant décisif, ce sont les couleurs, les ombres et les mouvements créant des sensations typiques d’un lieu, d’un moment qui intriguent Patrice. « Des sensations difficiles à mettre en mots, souvent fugitives, mais qui créent l’envie de garder une image, « à la volée » la plupart du temps », précise-t-il. Carrefour Bellevue s’apparente à un carnet de bord que l’on s’interdit d’annoter. Un petit guide essentiel pour qui souhaite découvrir Marseille en images.

Peu importe le Nord, le Sud, il n’y a pas de centre

En 2013, au moment où Marseille est sacrée capitale de la culture, Patrice démarre un travail qu’il intitule Carrefour Bellevue. Un ouvrage dans lequel il relève les diversités graphiques en même temps que l’unité d’ambiance de la cité phocéenne. Aujourd’hui, son travail se poursuit et le photographe comptabilise plusieurs milliers d’images. « Peu importe le Nord, le Sud, il n’y a pas de centre », prévient le photographe qui a choisi de documenter une ville à travers ses habitants, ses rues et ses bords de mer. Et le tout, à l’iPhone. « L’iPhone permet non seulement une disponibilité immédiate, mais aussi, et surtout, (car j’ai toujours un autre appareil avec moi) la possibilité de photographier à main levée selon des gestuelles et positions complexes avec du matériel plus volumineux », explique Patrice. Boussole ou états des lieux de la ville ? À chacun de tracer son chemin dans ce récit aux multiples voies.

Carrefour Bellevue, Out Of the Phone, 28 €, 52 p.

© Patrice Bellot