Sujets insolites ou tendance, faites un break avec notre curiosité de la semaine. Gerrard Gethings, photographe britannique, a réalisé des portraits poilants pour le projet Do You Look Like Your Dog ?

Gerrard Gethings vit et travaille à Londres. Son assistant ? Baxter, un Border Terrier de neuf ans. Après ses études aux Beaux-Arts et dix ans de travail aux côtés du célèbre photographe Terry O’Neill, il s’est concentré sur le 8ᵉ art. Plus concrètement, sur la photographie d’animaux. Grand passionné, il amorce en 2017 le projet  Do You Look Like Your Dog avec la maison d’édition britannique Laurence King. Ensemble, ils ont produit un jeu de ressemblances (Memory) à partir de ses images. Pendant un an, il a réalisé des portraits de chiens et les a rassemblé dans un jeu de 50 cartes paru en 2018 et devenu viral. « Je n’ai jamais rencontré un animal avec le moindre intérêt pour la photographie », précise le photographe, conscient de la difficulté de photographier des animaux. 

Une influence mutuelle

« Nous avons tous vu ces couples dans le parc : un vieil homme avec un vieux chien gris. Un homme barbu avec un schnauzer. Des cheveux bouclés et un caniche », affirme-t-il. Les ressemblances entre un maître et son chien seraient bien plus nombreuses qu’on ne le soupçonnePourquoi les gens ressemblent-ils à leurs chiens ? Est-ce une tendance narcissique partagée ? Nous sommes naturellement attirés par ce qui nous ressemble. La relation avec un chien tisse, par ailleurs, un lien intense d’affect et de partage. Une influence mutuelle qui devient parfois une symbiose. Le jeu explore les attaches que nous développons avec nos chiens, pas seulement physiques. « On m’a dit que je ressemblais à Baxter. Nous avons la même couleur de cheveux et nous portons tous les deux une barbe. Nous sommes aussi tous les deux décontractés dans notre approche de la vie », assure Gerrard Gethings. De toute évidence, le mimétisme entre maître et chien n’est pas qu’une légende. Tel maître, tel chien : en regardant cette série, le dicton n’aura jamais été aussi exact.

© Gerrard Gethings