Sujets insolites ou tendance, faites un break avec notre curiosité de la semaine. Depuis 2016, le photographe américain John Dykstra se spécialise dans la manipulation d’images… sans utiliser Photoshop. Des tours de magie en photos !

John Dykstra a découvert le pouvoir de la photographie en Jamaïque, alors qu’il était volontaire avec son père dans un orphelinat. « Le paysage était bouleversant… Il fallait conduire à travers des chutes d’eau pour accéder au bâtiment », se rappelle-t-il. Il commence alors à capturer cette nature surréaliste, qui lui évoque le monde des rêves. En rentrant aux États-Unis, John se lance dans des études de photographie. Il y découvre les studios, et apprend à maîtriser Photoshop. Un bagage technique qui l’aide à développer sa propre esthétique.

« Lors de mon dernier semestre d’étude, j’ai réalisé que le réalisme était la dimension la plus troublante de la photographie », explique John. « Pourtant, je sais que le médium ne capture pas la réalité comme l’œil humain la perçoit, il n’est jamais complètement honnête. Et puis, j’ai aussi vu le côté obscur de la manipulation photo… ».

La magie du réel

En s’inspirant de ce rapport ambigu au réel, le photographe se lance dans la création d’images surréalistes, réalisées sans manipulation numérique. « J’ai commencé à travailler avec des effets spéciaux en 2016, et j’ai complètement abandonné la retouche photo en 2018 », explique-t-il. « Mes images sont devenues des illusions anamorphoses, et dépendent de la perspective de mon appareil photo ». 

Ses clichés aux formes géométriques ? « Je me suis inspiré de Photoshop », avoue le photographe. « Je reproduis les calques du logiciel. Je dessine à la craie derrière mon sujet, sur un tableau noir, puis je termine la figure sur un élément en verre transparent, placé devant lui ». Illusions 3D, dispositifs cachés dans des objets, éléments collés sur des vitres… Les clichés de John se lisent comme de véritables tours de magie, que l’on ne peut s’empêcher de vouloir expliquer.

http://flickr.com/jsdykstra

© John Dykstra