Felix Hoffmann et Patxi Arsa, nos coups de cœur #310, capturent tous deux l’être humain. L’un documente sa réalité et ses souffrances, tandis que l’autre a recours à l’onirisme pour révéler ses émotions.

Felix Hoffmann

Titulaire d’un master en journalisme et affaires internationales, Felix Hoffmann s’intéresse particulièrement aux droits de l’Homme et aux enjeux humanitaires. « J’ai découvert le médium photographique en travaillant sur un documentaire multimédia, à Berlin, avec un ami photojournaliste. Depuis, j’ai participé deux fois au programme Canon de développement pour les étudiants, à Visa pour l’Image », raconte-t-il. À travers ses projets, l’auteur entend mettre en lumière la faculté des hommes à relever des défis, en documentant leurs histoires et les stratégies mises au point pour s’en sortir. Dans Gold rush in Mubende, Felix Hoffmann s’intéresse « aux notions de terre et de pouvoir. En Ouganda, ce sont les personnes qui en déteignent le moins qui réalisent les travaux les plus durs et les plus dangereux dans les mines, et ce sont les riches qui en bénéficient. Il est important de raconter l’histoire de ces mineurs, qui ne cessent de se battre pour leur terre, malgré la puissance d’un État corrompu », explique-t-il.

© Felix Hoffmann

Patxi Arsa

« En photographie, j’aime imaginer des univers assez oniriques, colorés et bienveillants. Une autre partie de mon travail est plus violente, sombre et introspective, mais elle se retrouve surtout dans les courts-métrages ou les clips que je réalise », confie Patxi Arsa. Le réalisateur et photographe de 23 ans s’est tourné vers le 8e art lorsqu’il était étudiant, sur la Côte basque. « J’étais inspiré par la richesse des paysages que cette région offre », précise-t-il. C’est en tournant l’objectif vers ses amis, son quotidien, qu’il commence à s’intéresser à l’art du portrait. Aujourd’hui installé à Paris, l’auteur imagine des mises en scène fantastiques aux couleurs surnaturelles. « Tout part toujours d’une rencontre, ce sont mes modèles qui m’inspirent mes univers », ajoute-t-il. Au cœur de ses travaux récents ? La relation des corps, et des personnes entre elles. Une œuvre sensible où l’osmose entre modèles, paysages et émotion séduit.

© Patxi Arsa

Image d’ouverture : © Patxi Arsa