Cebos Nalcakan capture ses voyages avec justesse et poésie, tandis que Laurent Henrion aborde le thème du désir. Voici nos coups de cœur #240.

Bercé par la culture hip-hop, et amoureux de ses textes forts, l’artiste franco-turc de 28 ans, Djibril Nalcakan, alias Cebos s’exprime également à travers la photographie – le reportage, plus particulièrement. De ses voyages aux quatre coins du monde, il rapporte des clichés singuliers. Si l’auteur aime photographier Barbès, le quartier parisien dans lequel il a grandi, les pays lointains l’inspirent également. Qu’il se rend en Inde, au Brésil, aux Philippines ou encore en Éthiopie, Cebos s’attache à capturer la réalité avec justesse et poésie. Fasciné par le noir et blanc, il développe un univers mélancolique et brut, révélant la diversité de nos sociétés.

© Cebos Nalcakan

Laurent Henrion

« Je commence toujours mes séries de la même manière : d’abord, je trouve un thème qui me touche, ainsi qu’une teinte qui servira de fil rouge à la série. Ensuite, je me nourris de références picturales et textuelles afin d’étoffer mon imaginaire et de trouver les symboliques fortes des futures images. Le travail de recherche est donc un moment important dans mon processus créatif », explique Laurent Henrion, un photographe belge âgé de 26 ans. Amateur de dessin, l’artiste s’est lassé du média et s’est tourné vers le 8e art. « Je suis entré dans l’univers photographique par le biais du portrait. Cela s’est ensuite étendu à la photographie de mode, et enfin à la photo dite “d’auteur” », précise-t-il. Depuis deux ans et demi, il travaille sur une série intitulée Monolithe, un projet qui lui permet d’aborder le thème du désir. « Mon objectif est de suggérer une ambiance plutôt que de divulguer un propos clair et distinct. Je veux plonger le spectateur dans un univers onirique et introspectif, le temps d’un instant. Je terminerai en disant que j’aime imaginer mes images comme un tout ; que pour comprendre mon travail, il faut prendre le temps de s’y plonger et de se laisser imprégner. » Un projet qui sera exposé à la Galerie Satellite, à Liège, du 27 juin au 8 septembre 2019.

© Laurent Henrion

Image d’ouverture : © Cebos Nalcakan