Structure légère destinée à présenter des artistes contemporains dans des lieux inédits lors d’expositions pop-up, le Museum of Everybody a ouvert ses portes pour accueillir toujours plus de projets attisant notre curiosité. Cet article est à retrouver dans notre dernier numéro.

L’idée de ce « musée qui n’est pas un musée » mijotait depuis deux ans déjà dans la tête de Lee Shulman. Ce diplômé de l’université de Westminster, réalisateur, collectionneur et passionné d’art contemporain est à l’origine de plusieurs initiatives, dont celle de The Anonymous Project – commencée en 2017 et toujours en cours – qui vise à collecter un ensemble de photos couleurs des cinquante dernières années réalisées par des anonymes, « comme une capsule temporelle pour les générations futures dans laquelle on aurait sauvegardé le journal anonyme de nos vies ». Menée avec la complicité d’Emmanuelle Halkin, éditrice et commissaire d’exposition, cette aventure a déjà produit plusieurs expositions et albums, et vient de donner lieu à deux ouvrages imaginés par Arnaud Cathrine et Justine Lévy (aux éditions Flammarion).

© à g. Bernard Demenge, à d. Studio Furious

Expos pop-up, coups de cœur, opportunités et affinités

Lee Shulman aime sortir des sentiers battus et explorer de nouvelles voies, c’est ce qu’il nous propose aujourd’hui avec son Museum of 
Everybody (MOE), structure légère (association 1901) qui fait voler en éclats l’inertie des institutions pour monter des projets associant
artistes contemporains et lieux éphémères. Des expos pop-up imaginées sur des coups de cœur, des opportunités, des affinités. Avec ses deux
 associées Marie Delaunay et Anne Pizet, il vient de signer une première exposition avec le photographe Julien Taylor au Carré Bisson, un 
nouveau lieu qui rassemble plusieurs acteurs de la photographie dans une ancienne imprimerie du 20e arrondissement de la capitale.

Le prochain rendez-vous du MOE nous conduit à l’Espace Beaurepaire, toujours à Paris, en compagnie de huit artistes travaillant sur l’objet
 perdu, trouvé, retrouvé, volé… Pensée comme un cabinet de curiosités, cette exposition intitulée (All) ready made (ou Already made ?) questionne l’ambiguïté entre art et objet. On y trouvera les drôles de portraits sans tête que Martina Bacigalupo exhume des poubelles d’un studio photo; les autoportraits déjantés de Bernard Demenge, les objets perdus photographiés par Martine Camillieri, ou encore le projet Premium Bazar du Studio Furious, entre autres.

 

Cet article est à retrouver dans son intégralité dans Fisheye #40, en kiosque et disponible ici.

 

(All) ready made!

Du 29 janvier au 9 février 2020

Espace Beaurepaire, 28, rue Beaurepaire, Paris (10e)

© à g. Martina Bacigalupo, à d. Bernard Demenge

© Julien Taylor

© à g. Studio Furious, à d. Martina Bacigalupo

Image d’ouverture : © Martina Bacigalupo