ENIGMES

Actualités

Fred Mortagne : au nom de la ride – La revue  

Dans son ouvrage RESET, le photographe, vidéaste et skateur Fred Mortagne nous invite à rider à ses côtés. À travers des monochromes teintés de spleen, il propose une réflexion artistique sur la décadence de nos sociétés.

Une nouvelle galerie à Ménilmontant – Le lieu 

Un espace consacré à la photographie vient de voir le jour dans l’Est parisien. Avec à sa tête un passionné de 25 ans, Leiris Javault, qui prépare expositions et colloques, et lance sa maison d’édition. Visite guidée.

« La broderie raconte le lien entre les abeilles et les humains » – L’évènement 

Après avoir participé à l’exposition Femmes en regard organisée l’an dernier par la Maison Guerlain, la photographe et vidéaste Charlotte Abramow a imaginé Piquées, une oeuvre originale liant le travail des abeilles à celui des apicultrices dans une approche poétique et métaphorique.

Portfolio et histoires

C’est l’histoire d’une enfance dérobée au Guatemalap, de migrations en constellation, de décadence enchantée, de natures mortes ressucitées, d’un quartier rouge chair et de lumières noires.

Le jour où j’ai été kidnappé, Luis Corzo

« Mon père et moi avons été enlevés le 18 avril 1996. Il faut savoir qu’à cette époque, au Guatemala, le kidnapping était une sorte de “tendance”, un crime récurrent. Pour s’en protéger, ma famille avait développé une routine quotidienne : mon frère, ma soeur et moi nous cachions dans le garage tandis que ma mère sortait la voiture. »

L’atmosphère du sentiment, Alisa Martynova

« Ces dernières années, les images de migrants ont été largement exposées dans les médias, si bien que le public s’habitue à les voir et ne développe plus aucune réaction émotionnelle à leur égard », annonce Alisa Martynova, autrice russe, née en 1994, venue étudier le 8e art à la Fondation Studio Marangoni, à Florence.

À corps et à crocs, Devin Yalkin

Tout a commencé lors d’une rencontre avec Father Sebastiaan, créateur de canines vampiriques, et impresario des Sabretooth, un clan de vampires fondé il y a plus de vingt ans, aujourd’hui implanté partout dans le monde. Dans le cadre d’une commande pour le New York Times, le photographe américain Devin Yalkin avait découvert le personnage et son art, et avait obtenu une entrée exclusive pour un « Bal de vampires » qu’il organisait dans un club de la Grosse Pomme quelques jours plus tard. « Je me suis presque senti obligé de continuer à photographier cette sous-culture. Nous nous sommes très bien entendus, et j’ai eu l’impression qu’il me faisait confiance. Les portes se sont ouvertes devant moi, dans tous les sens du terme – j’ai pu capturer la fête, comme des rencontres plus intimes », confie l’auteur.

Pop vanités, Robin Lopvet

« Je viens d’un milieu populaire. J’ai grandi en HLM, là où finir son assiette est un mode de vie », raconte Robin Lopvet. Depuis, il a forcé la porte du monde de l’art et s’amuse à imaginer des créations burlesques en parallèle de ses commandes pour l’industrie du luxe. Son mode de vie a alors changé, l’assiette a volé en éclats – du moins, si l’on en croit les images de sa dernière série Still, Life.

Blancs publics, Satoshi Fujiwara

« L’iconographie politique ancre un mouvement dans un contexte et dans nos imaginaires. En contrepoint de cet état de fait, les images de la série Bleached du photographe japonais Satoshi Fujiwara déstabilisent. Tous vêtus de blanc, des militants défilent en plans serrés, cisaillés par des drapés immaculés. Impossible d’identifier les valeurs véhiculées ou le bord politique des activistes. Un air de dystopie plane sur ses compositions blanchies, uniformisées et vidées de toute substance idéologique. L’ambiguïté s’installe. À qui avons-nous à faire ? Insufflé par l’artiste, ce désarroi provoque et interroge notre relation à la représentation. »

Les reines de Catane, Lorenzo Castore

Les projets du photographe italien Lorenzo Castore sont toujours dictés par la passion, et son ouvrage Glitter Blues, publié en novembre dernier, ne déroge pas à la règle. Une passion brûlante qui l’amène à s’immiscer dans les vies, plus trépidantes les unes que les autres, de ses sujets. À la marge de nos sociétés, ces personnes complexes aux multiples facettes se livrent sans complexe sous son oeil bienveillant.

Nuits oniriques, Arko Datto

Les photographies d’Arko Datto semblent tout droit sorties d’un rêve. Elles en gardent une prégnance métaphysique qu’on traverse en demeurant halluciné, titubant devant cette débauche de couleurs et de lumières. Des lumières crues qui donnent un tout autre éclairage au monde de la nuit que le photographe explore à travers sa nouvelle trilogie dont le deuxième volet consacré à la Malaisie et l’Indonésie, Snake Fire, vient d’être publié aux éditions L’Artiere.

Agenda

Christine Spengler dans l’arène arlésienne

La célèbre photographe correspondante de guerre et artiste surréaliste expose ses photomontages dédiés à son enfance espagnole dans de superbes tirages. Des images qui conjurent la mort et composent un hymne à la vie dans des couleurs flamboyantes !

Notre-Dame, la renaissante

Trois ans après l’incendie de Notre-Dame de Paris, la Fisheye Gallery rend hommage au monument millénaire. Cette exposition éponyme fait dialoguer plaques de verre du siècle dernier et clichés du drame. Une façon d’interroger notre regard à travers des images bouleversantes.