Cette semaine, la rédaction vous propose le travail de deux lectrices françaises. La première, Alys Thomas, nous partage sa passion pour l’Asie et la seconde, Lauria Maria, dénonce la pression de notre société à travers des mises en scène. Voici nos coups de cœur de la semaine.

Alys Thomas

Alys Thomas est une photographe franco-britannique qui a démarré sa carrière professionnelle en Chine et en Thaïlande. Elle revient en France avec une véritable passion pour l’Asie. Les images que nous présentons sont issues d’un nouveau projet réalisé au Japon. « Elles représentent toutes des instants de pause, d’attente, des instants « vides » sans intérêt particulier, mais pourtant toujours élégants et poétiques », explique la photographe. On découvre ici un pays un pays calme et immobile. « C’est salvateur : on reprend notre souffle et on contemple », conclut Alys.

 

© Alys Thomas

Lauria Marie

« Peu à l’aise avec les mots, c’est derrière mon appareil photo que je me sens le mieux », confie Lauria Marie, l’auteure de la série Error 404. Qu’il s’agisse de clichés organiques ou d’images cinématographiques, la photographe aime donner son opinion à travers ses mises en scène. Ici par exemple, elle montre « l’Homme face à sa propre absurdité » et plus largement, le bug d’une société uniformisée et automatisée. Lauria dénonce « les agissements contre nature dus à la pression de notre société ». Un corps, une voiture, et la nature, sa vision brute et absurde suffit pour questionner nos réalités. En déshumanisant cette femme, elle imagine un nouveau langage visuel et renverse les codes. « On ne se questionne pas sur son sexe ou sa valeur dans la société, mais plutôt ses agissements :  » Que fait ce corps ici ? Quelle est son histoire ? Pourquoi agit-il ainsi ? » »

© Lauria Marie