Dans le cadre de notre dossier sur l’édition photo publié dans le dernier Fisheye, nous sommes partis à la découverte de la médiathèque Edmond-Rostand, à Paris. Une structure qui a reçu le fonds de la bibliothèque du Château d’eau, précédemment spécialisée en livres photo : un trésor à emprunter sans modération.

Noël approche et vous ne parvenez plus à tenir votre budget livre photo ? Si vous ne connaissez pas encore la médiathèque Edmond-Rostand, on ne peut que vous encourager à vous y rendre ! Au 11 rue Nicolas Chuquet, à Paris (17e), vous y découvrirez entre autres Ikbal/Arrivées, Photographier le monde avec un drone, ou les derniers ouvrages de Martin Bogren et Raymond Depardon. Car les 4 000 bouquins recensés à la médiathèque ne sont pas que des livres d’auteur. Mais avant de nous perdre dans les rayons, un petit rappel s’impose.

En 1989, la bibliothèque Château d’eau crée un fonds photo, à l’origine constitué de 1 000 ouvrages. À l’été 2016, la bibliothèque ferme. Qui va donc récupérer cette manne ? Le 7 mars 2017, après trois mois de fermeture au public, la médiathèque Edmond-Rostand rouvre ses portes avec un nouvel espace consacré à la photographie. Abonnement gratuit, totalité du fonds empruntable (jusqu’à 20 livres durant trois semaines renouvelables), cet espace est l’endroit rêvé pour qui souhaite approfondir sa pratique, rechercher l’inspiration ou se tenir au courant de l’actualité photographique.

Un fonds unique et contemporain

La médiathèque Edmond-Rostand n’est pas un lieu de conservation, mais une bibliothèque de lecture publique. Une de ses missions principales est d’enrichir son fonds, cet aspect de la politique documentaire est essentiel. « Notre objectif est de couvrir la photographie contemporaine », explique Carole Chabut, responsable de la médiathèque, et non « d’acheter un énième livre sur Doisneau ». Avec un budget de près de 4 500 € par an, la médiathèque tente de couvrir les principales publications autour du médium. On y trouve des livres techniques (logiciels de retouches, droit à l’image), des catalogues d’exposition, comme des beaux livres. Il y aussi des raretés, comme Les Autoportraits de Mapplethorpe (édition broché, 1996), que la médiathèque est la seule à pouvoir prêter. Elle possède aussi de plus en plus d’ouvrages liés aux femmes photographes.

« Centrer nos actions culturelles sur la photographie », c’est une autre des volontés de Carole Chabut. Expositions, cafés images ou encore ateliers, l’équipe (composée de trois personnes) ne s’arrête pas aux ouvrages pour faire vivre la photographie. La thématique du prochain atelier ? Tirages cyanotypes à partir de selfie. On vous invite à suivre de près le programme de la médiathèque, via sa page Twitter.

Vue d’accrochage au cours de la précédente exposition Objets et préjugés

Les Autoportraits de Mapplethorpe, une des raretés du fonds (édition broché, 1996)

© Anaïs Viand
© Anaïs Viand

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