« Fils d’imprimeur, j’ai baigné dès mon plus jeune âge dans la culture de l’image et d’une certaine idée de la couleur », annonce Laurent le Crabe, qui, en grandissant, a trouvé dans le 8e art son exutoire. « Photographe, consultant digital, et amoureux de la rue », c’est ainsi que se décrit aujourd’hui l’auteur autodidacte originaire de la banlieue parisienne, désormais installé à Marseille. Qui se cache derrière celui qui développe une approche assez paradoxale de l’image, « sensible et brute à la fois » ? Un photojournaliste qui a fait ses armes dans le monde de la nuit, en captant des instants qui sortent de l’ordinaire. Breaking news, dans ce portrait chinois, il ne révèlera pas son véritable nom, mais il affirme, à la place, sa passion évidente pour le football.

Si tu étais…

Une photo iconique ?

L’Enfer de Doisneau.

Une de tes images ?

Mes Ponettes sur Croisette, forcément.

Elle représente tout ce que j’aime dans la Street Photography : un moment qui n’arrive qu’une fois sur 1000 pendant un séjour de quelques jours durant le Festival de Cannes, en tête à tête avec ma mère.

Une émotion ?

L’amour sous toutes ses formes et dans tous ses états, comme le disait Gainsbourg : « la vie ne vaut d’être vécue sans amour ».

Une période historique ?

France 98, j’avais 11 ans, j’écoutais les Fugees, on était champions du monde. C’était l’insouciance.

Un métier ?

Footballeur, mais je me suis fait les croisés, donc photographe !

Une ville ?

Marseille, la zone, ma ville de coeur. Sinon Coulommiers, le 77 à jamais en moi.

Un objet insolite à photographier ?

La mallette de Marsellus Wallace dans Pulp Fiction, mon film culte.

Une couleur ?

Le noir, celle que je porte le plus.

Un modèle rêvé ?

Zizou en survêt du Réal posé à la Casté’, une fois que j’ai cette photo, j’arrête ma carrière.

Un·e personnage fictif ?

Luke Skywalker dans l’épisode 8, car il a grave la classe.

Un lieu culturel ?

Le Fight Club mais je n’ai pas le droit d’en parler.

Un animal ?

Un crabe évidemment puisque c’est le surnom donné par ma mère, depuis tout petit.

Un compte Instagram ?

@studiohanslucas, la famille. J’ai beaucoup de plaisir à gérer ce compte.

© Laurent le Crabe / Hans Lucas