Paysages oniriques, expérimentations plastiques, abstractions romantiques… Les œuvres de Paul Cupido se vivent comme des expériences immersives, où l’image n’est qu’un prétexte à l’émerveillement. Ayant grandi sur une île néerlandaise, le photographe ne cesse de rendre hommage au monde végétal et à sa splendeur. Inspiré par l’art et la philosophie japonaises, il crée, avec une mélancolie touchante, des poèmes visuels d’une délicatesse rare. « Faire des photographies est un processus naturel. Il ne s’agit pas de représenter la nature depuis l’extérieur. Mon travail est le reflet du sentiment que j’ai éprouvé, et que je souhaite relier à l’imagination du spectateur », nous confiait-il, à l’occasion de la sortie de son ouvrage Muyaku. Mais quelles sont ses influences ? Ses coups de cœur ? Découvrez-les à travers son portrait chinois !

Si tu étais…

Une de tes images ?

Clair de Lune. Je vois, dans cette photo, le nu comme la forme humaine la plus pure, qui nage, sous la lumière de la lune, parmi les fleurs, libérée et légère, et non comme un corps féminin ou masculin.

Quelqu’un avec qui tu aimerais travailler ?

La photographe japonaise Rinko Kawauchi.

Un sujet favori ?

Regarder la neige tomber.

Un compte Instagram ?

@babsdecruyenaere

Une lumière ?

Celle de la lune.

Un thème à explorer ?

Quantum – la plus petite mesure indivisible.

Un personnage historique ou fictif ?

Léonard de Vinci.

Une émotion ?

L’amour.

Un morceau de musique ?

Pièce froides : Danses de travers I d’Érik Satie.

Un conte ou une légende ?

Le conte du Coupeur de Bambou, considéré comme le texte narratif japonais le plus ancien !

Un penseur et sa citation ?

« Apprends les règles pour mieux les oublier », Matsuo Bashō

Un animal ?

Un rossignol – si seulement ! En réalité, je ressemble plutôt à un héron !

Paul Cupido par © Joyce Kuipers

© Paul Cupido