Peyton Fulford nous présente son dernier travail, qui parle de la libération intime d’une génération. Ceux que l’on appelle les « milléniales ». L’artiste américaine a photographié des jeunes du sud des États-Unis, qui s’émancipent des contraintes sociales. Infinite Tenderness est un travail sur la découverte, réciproque et exubérante, de corps affranchis.

“J’ essaie de photographier les personnes que j’aime le plus sincèrement possible.”  L’approche de Peyton Fulford (ndlr, dont nous avions déjà présenté la série Abandoned Love) est naturelle, mais sa spontanéité est militante, son insouciance anticonformiste. Les jeunes corps des sujets sont capturés tels qu’ils sont. Devant son objectif, ses modèles désinhibée affichent leur nudité et se moquent des normes esthétiques suffocantes. Leur attitude révèle une ouverture d’esprit, une révolte contre les limites qu’impose la société à la sexualité et aux relations amoureuses.

Décomplexés

Peyton a grandi dans le sud des États-Unis, très conservateur. Avec la photographie, elle observe une génération qui s’épanouit en dehors des normes sociales. Le corps est le protagoniste de son travail.  “La nature expressive du corps est une partie essentielle de mon travail, » nous dit-elle, « je suis intéressée par le mouvement organique qui existe dans la nudité. » Elle photographie avec beaucoup de bienveillance des hommes et des femmes décomplexés par leur corps et leur sexualité. C’est aussi pour elle un moyen d’introspection. Comme pour la plupart du travail de Peyton, cette série constitue une composition indissociable. Chaque image est dépendante des autres. Ses photos représentent la jeunesse américaine telle qu’elle est : « Cette nouvelle génération, les milléniales, fonctionne de manière collective. Ces jeunes grandissent et évoluent ensemble  ». Ce très beau travail est à retrouver sur son site et sur son compte Instagram.

 

Gabby and Rachel © Peyton Fulford
Grace and Emmett © Peyton Fulford
© Peyton Fulford
Maggy © Peyton Fulford

 

 

Images extraites de la série « Infinite Tenderness », © Peyton Fulford