Le VR Arles Festival revient en 2019. Fort de ses éditions précédentes, il continue d’explorer les possibilités du média immersif. Focus sur les nouveautés de ce rendez-vous incontournable des Rencontres d’Arles.

Depuis sa création en 2016, le VR Arles Festival a su attirer un public de plus en plus large. L’année dernière, pas moins de 40 000 curieux sont venus découvrir les nouvelles créations et les avancées technologiques du média immersif. Pour cette édition 2019, la programmation du festival continue de placer les créateurs au centre de sa sélection. Elle révèle que les moyens de réalisation évoluent à une vitesse exponentielle et que les systèmes de production s’étoffent. Pour aborder ces questions et discuter des intersections entre œuvres immersives et photographie, le VR Arles Festival inaugurera le 5 juillet les premières Rencontres du Virtuel. Une journée de conférences et d’échanges autour de la création en réalité virtuelle. Pour la seconde année consécutive, grâce au soutien de l’Institut Français, une résidence sera organisée au couvent Saint-Césaire pour aider les participants à l’écriture de ces projets innovants qui mêlent souvent plusieurs champs de compétences.

 

Afterimage for Tomorrow © Singing Chen

Un jury présidé par Charlotte Rampling

20 créations uniques seront présentées dont deux hors compétition. Pendant la semaine d’ouverture, un jury international présidé par l’actrice Charlotte Rampling décernera différents prix aux œuvres de la sélection. Trois catégories viendront compléter le Prix du Jury : Fiction, Versions (documentaire) et Vision (film d’art).

Les œuvres de fiction seront l’occasion de vivre sans danger des expériences au-delà de la conscience. Comme l’explique Benoît Baume, Président du festival : « Les œuvres immersives permettent de régler les questions de corporalité et de s’extraire de notre condition d’être humain.» Pour ne citer que ces exemples, deux créations du réalisateur Jan Kounen seront visibles, Live 7 et Ayahuasca, Kosmik Journey. Lorsqu’on connaît son cinéma, on peut avoir hâte de s’immerger dans ses créations.

Expériences transcendantales

La section documentaire propose elle aussi son lot d’expériences transcendantales. Awavena de la shaman et artiste Lynette Wallworth délivre un message des Yawanawa d’Amazonie comme une offrande à notre monde. Dans Dreams of the Jaguar’s Daughter du mexicain Alfredo Salazar Caro, le spectateur est guidé par Achik’, l’esprit d’une jeune immigrée maya, à travers les rêves et les souvenirs de son périple en direction du Nord.

Enfin, la section Vision propose une immersion non seulement contemplative mais sensorielle à travers des œuvres personnelles et singulières. Pour ne pas tout dévoiler, nous évoquerons seulement 7 Alchimies en réalité virtuelle du célèbre artiste argentin Julio Le Parc. Le cofondateur du groupe GRAV prolonge ses recherches cinétiques et poursuit ici ses expérimentations sur la lumière, la couleur et l’espace à travers une utilisation low tech de la réalité virtuelle.

Il est à noter que certaines de ces œuvres sont accessibles au jeune public. Parallèlement à une programmation adaptée, des ateliers ludiques seront mis en place pour accueillir les enfants.

 

7 Lives © Jan Kounen

Ayahuasca © Jan Kounen

Awavena © Lynette Wallworth

Dreams of the Jaguar’s Daughter © Alfredo Salazar Caro

7 Alchimies en réalité virtuelle © Julio Le Parc

Image d’ouverture, Ayahuasca © Jan Kounen