Après délibérations, le jury du Grand Prix Photo Days, en partenariat avec l’Office du tourisme et des Congrès de Paris, a désigné l’artiste plasticien SMITH lauréat de cette première édition, placée sous le thème de « Paris Vert ».

Hier soir, au cœur du quartier des Arts et Métiers, avait lieu l’annonce du lauréat pour le du Grand Prix de photographie, initié par Photos Days, en collaboration avec l’Office de tourisme et des Congrès de Paris. Après délibérations, et sur près de trente-sept dossiers sélectionnés, le jury − composé de Corinne Menegaux, présidente du jury directrice générale de l’Office de Tourisme et des Congrès de Paris, Valérie d’Arc directrice de la communication de l’Office de Tourisme et des Congrès de Paris, Aline Pujo, curatrice et conseillère d’art, Simon Baker, directeur de la Maison Européenne de la Photographie, Frédéric Hocquard adjoint à la Maire de Paris en charge du Tourisme et de la Vie nocturne, représenté par Marion Bordenave, Emmanuelle de l’Ecotais directrice de Photo Days, Magali Jauffret journaliste et Olivier Bourdelas collectionneur et président de Inocap Gestion − a élu l’artiste « indisciplinaire » SMITH vainqueur de cette toute première édition.

Un nouveau rendez-vous annuel dont l’objectif est de créer, sur le long terme, un ensemble de visions complémentaires et singulières sur la ville de Paris, tout en valorisant des thématiques fortes. Cette année ? « Paris Vert ». Un thème ouvert, auquel SMITH a su répondre par une proposition touchante, humble et emplie de lyrisme.

Un projet intime et disruptif

« L’objectif, avec ce projet, est de parler de mon point de vue de parisien, qui a grandi ici et qui n’est jamais allé à la campagne, et  qui assimilait la nature totale au parc de Belleville ou au Père Lachaise. Je voudrais dévoiler la perspective d’une nature complètement fantasmée et réussir à restituer ce qu’ont représenté ces espaces verts dans mon imaginaire » , confie l’artiste. Armé de sa fidèle caméra thermique, SMITH entend jouer sur les espaces liant les êtres humains à la nature, en brouillant leur identité propre. Une idée qui n’a pas laissé le jury indifférent. « J’ai particulièrement été touché par le vocabulaire et la grammaire qui lui sont très singuliers. Je trouve qu’il y a une écriture photographique très forte, car elle est ancrée dans la réalité et nous fait regarder autrement le monde, avec profondeur », confie Aline Pujo, curatrice et conseillère d’art.

C’est donc muni d’une dotation de 15 000 euros que SMITH pourra concevoir sa série, en totale liberté, et ouvrir la voie aux prochaines éditions. Si pour l’instant son projet se situe au stade embryonnaire, il promet toutefois de nous séduire en dévoilant, le temps d’une exposition − prévue idéalement au printemps prochain −, des images idéalisées et subversives de son « Paris Vert ».

Désidération (Année 2066, 2021) © SMITH