Fisheye vous donne la parole durant le confinement. Chaque semaine, découvrez des photos et son auteur(e). L’Espagnol Ibai Acevedo, transporte ses followers dans un monde où onirisme et réalité ne font qu’un.

Peux-tu te présenter en une phrase ?

Installé à Barcelone, je suis un photographe indépendant qui aime explorer en images la frontière entre le rêve et la réalité.

Comment vis-tu ton confinement ?

En temps normal, je travaille à la maison. Je ne subis donc pas un changement brutal de style de vie. En revanche, comme pour tout le monde, le contact avec mon entourage me manque vraiment. Je ne vois pas passer certaines journées, et d’autres jours s’écoulent au ralenti et dans l’angoisse. Je me situe dans un étrange état d’hibernation où la perception du temps commence à être un concept flou. J’essaye tout de même de continuer à créer et de ne pas réfléchir à la fin de cette apnée sociale.

Qu’as-tu appris sur ta pratique photo en cette étrange période ?

Le seul paysage disponible est mon appartement à Barcelone, et il est loin d’être photogénique… J’apprends à créer des images que j’aime – et ma créativité est mise à rude épreuve – avec cette nouvelle contrainte.

Si tu devais être confiné avec un ou une photographe, qui serait l’heureux/se élu(e) ?

Honnêtement, je n’ai pas de nom en tête. Le statut de photographe n’a pas beaucoup d’importance pour moi en ce moment. Je choisirais n’importe qui ayant une sensibilité artistique et un grand sens de l’humour. On passerait quelques nuits à jouer de la guitare et boire des bières.

Quel est ton mantra favori, histoire de rester optimiste ?

« C’est okay si je passe une mauvaise journée ».

Un dernier mot ?

Bon courage à tous. Tendres baisers et amitiés sincères !

© Ibai Acevedo