Dans le cadre du Festival Circulation(s), une conférence est mise en ligne chaque mercredi soir à 18h ! Aujourd’hui, c’est Anaïs Viand – rédactrice en chef web de Fisheye – qui lance le cycle, avec une discussion autour du thème « Nature Altérée ». Focus sur Lucas Castel & Mathilde Mahoudeau, Joanne Joho & Thomas Lopes, et Eleonora Strano !

Pour son édition 2021, le Festival Circulation(s) nous donne un rendez-vous en ligne tous les mercredis à 18h ! À cette occasion, on découvrira un cycle de conférences, dans lesquelles des spécialistes variés échangeront avec des artistes présentés pendant le festival. Chaque semaine, une nouvelle thématique. L’occasion de découvrir les photographes présentés cette année, mais aussi d’approfondir les questions qui rythment leurs approches artistiques.

Aujourd’hui, pour la première conférence, c’est Anaïs Viand – rédactrice en chef web de Fisheye – qui anime la discussion autour de la thématique « Nature Altérée ». Avec à l’honneur, les travaux des duos Lucas Castel & Mathilde Mahoudeau et Joanne Joho & Thomas Lopes, ainsi que celui d’Eleonora Strano. Chaque série apporte une perspective nouvelle sur la nature. Avec Deuxième Saison, le premier duo traite des problématiques territoriales soulevées par la possible réouverture d’une mine de tungstène en Ariège. Le second construit des paysages fictifs avec une agence de voyage dystopique et absurde dans All Inclusive. Et enfin, avec Ex Materia, Eleonora Strano articule une nature transformée invisiblement par le nucléaire. Pour chaque série, c’est un environnement altéré et en mutation qui invite au dialogue.

Sont-ils des explorateurs presque scientifiques, ou bien les témoins d’une nature en mutation ? Du Mercantour à l’Ariège, en passant par le Jura et les Alpes, chaque artiste a puisé dans le paysage, le sujet de leurs recherches tout comme la matière de leurs travaux. Dans ce cadre, le médium photographique devient le véhicule d’un éveil des consciences – en exposant une altération invisible à l’œil nu, mêlant passé, présent et futur. À l’heure de l’urgence climatique, il devient opportun de se projeter dans un ailleurs – pour interroger, mais aussi pour rêver. Ainsi, par le recueil sensible des stigmates des catastrophes écologiques et la construction d’univers dystopiques, les artistes invitent à l’interrogation : quel avenir pour la planète ?

 

Deuxième Saison © Mathilde Mahoudeau et Lucas Castel

All Inclusive © Joanne Joho & Thomas Lopes

EX Materia © Eleonora Strano

Image d’ouverture : All Inclusive © Joanne Joho & Thomas Lopes