Millennials au féminin met en avant les jeunes talents de la photographie qui explorent le thème de la féminité. Des images à découvrir lors de la dixième exposition de l’agence  Havas Paris.

Comme son nom l’indique, Millennials au féminin, est une exposition exclusivement réservée aux jeunes femmes photographes nées entre 1980 et l’an 2000. Le thème – la valorisation du féminin –, plus qu’actuel, est apparu comme une évidence pour Séverine Morel, curatrice et acheteuse d’art au sein de l’agence. « Il s’agit de mettre en avant une thématique qui répond à une préoccupation sociale contemporaine tout en valorisant le féminin », explique-t-elle.

Après les Rencontres d’Arles, le Mois de la Photo et le festival PhotoSaintGermais, Havas Paris s’est donc associé à la galerie du Club des directeurs artistiques – qui promeut des jeunes talents élus par un jury issu des mondes de la photographie et de la publicité – chez qui il a puisé une centaine d’images issues de sa collection photographique pour monter cette dixième exposition.

Interroger le féminin

Génération Y ? Génération Z ? Femme en tant que modèle, mais aussi comme artiste, les jeunes photographes sélectionnées ont pu exposer leurs travaux dans le hall du siège du Groupe Havas, à Puteaux, offrant leurs regards croisés et singuliers. Chacune d’entre elles explore le féminin selon sa propre histoire et sensibilité, avec complexité, sensualité ou en toute légèreté…

Quand Carmen Mitrotta s’interroge sur le féminin sous le prisme de l’identité (notamment religieuse), le duo français Amélie Chassary et Lucie Belarbi se focalise sur le rôle social à travers d’astucieuses mises en scène. Le rapport au corps est aussi un thème largement abordé par les jeunes photographes telles qu’Alina Asmus ou Anaïs Boileau. Une exposition inédite qui réouvre le débat autour de la représentation du féminin dans nos sociétés contemporaines et qui prouve que les passerelles sont possibles entre la commande et la photographie d’auteurs. Une cathédrale d’images à découvrir à la Havas Gallery jusqu’au 31 juillet 2018.

© Anais Boileau

© Alina Asmus

Dans la série « Lettre intime », Anne-Sophie Auclerc s’intéresse à la construction de soi en évoquant la perte et le besoin de se rattacher à un passé douloureux. Dans un état de sidération et d’attente, ces photographies expriment, par les non-dits, un passé qui s’échappe. Il ne reste que des races, les projections de la pensée sont schématiques et les lieux sont semblables à des décors où se jouent ses propres scènes.

© À g. Kate Fichard et à d. Anne-Sophie Auclerc

© à g. Andi Galdi, à d. Elsa & Johanna

© Carmen Mitrotta

© Amélie Chassary et Lucie Belarbi