Festivals, plateformes, lieux culturels… L’année 2019 a été synonyme de création, pour le monde de la photographie. Lumière sur les événements qui nous ont marqués – et hommage à ceux qui nous ont quittés.

Trois nouveaux lieux dédiés à la photographie

Projet initié en septembre 2017, lInstitut pour la Photographie ouvrira ses portes fin 2020. Pour inaugurer sa première programmation, cependant, le lieu a accueilli, du 12 octobre au 15 décembre, extraORDINAIRE : Regards photographiques sur le quotidien. Un parcours par l’image à travers la singulière vie de tous les jours.

Le 26 avril 2019, le nouveau Centre d’art GwinZegal a quant à lui ouvert ses portes au sein de l’ancienne prison de Guingamp. Un espace magnifique, porté par une histoire et un territoire complexes.

Enfin, Zone i, nouveau lieu culturel situé en Loir-et-Cher a été inauguré en mai. Un espace artistique et engagé, dédié aux questions environnementales.

© Alexandra Catiere

L’idée d’Inland avait germé durant les Rencontres d’Arles 2018, au cours d’une discussion entre Jef Bonifacino, Patrick Wack, Tim Franco et Mélanie Wenger. L’objectif ? Créer une coopérative, afin de mettre à disposition d’un groupe de photographes les outils nécessaires à la réalisation de leurs projets. En septembre, celle-ci ouvre enfin ses portes, regroupant treize auteurs. Une plateforme capturant les nuances de notre société.

© Jef Bonifacino

So it goes, livre de l’année pour le Prix Nadar Gens d’images

Le Prix Nadar Gens d’images, qui récompense chaque année depuis 1955 un ouvrage consacré à la photographie contemporaine ou ancienne, édité en France, a sélectionné une nouvelle lauréate le 15 octobre dernier : Miho Kajioka, et son ouvrage délicat So it goes. Un travail d’une incroyable poésie, inspiré par les notions de temps, de mémoire et de lieu.

© Miho Kajioka / The (M) editions

Le premier festival dédié à la photographie au Smartphone

Chaque année, plus de mille milliards de clichés sont pris avec des téléphones. Un chiffre qui démontre, s’il en était besoin, que le smartphone participe à la démocratisation du 8e art. Pour cette raison, le site d’impression photo Cheerz et Fisheye se sont associés afin d’organiser le premier festival français de photographies réalisées au smartphone. Expositions, ateliers et conférences se sont déroulé au Quartier général, à Paris, en octobre 2010. Fort de son succès, le festival a rouvert ses portes quelques jours en novembre, au cœur de la Fisheye Gallery. Une première édition très prometteuse.

© Ismail Zaidy

Hommage aux disparus de 2019

Riche en surprise, l’année 2019 a dû également dire adieu à de grands noms du monde de la photographie. Le 22 janvier, Jean-Maurice Rouquette, historien et membre fondateur des Rencontres de la photographie d’Arles a laissé derrière lui un héritage artistique important. En février, Xavier Barral nous quitte. Un éditeur avec une passion dévorante pour les beaux livres, ayant bâti une réputation et une bibliothèque d’ouvrages de premier plan en s’impliquant personnellement dans chacun d’eux.

Le photographe polonais Bogdan Konopka s’est éteint le 19 mai 2019. Il reste de lui une œuvre profonde et mélancolique, inspirée par ses voyages dans les villes européennes et asiatiques.

« Ce doit être la responsabilité des photographes de libérer les femmes, puis finalement tout le monde, de la terreur de la jeunesse et de la perfection », déclarait Peter Lindbergh, ce grand photographe de mode allemand décédé le 3 septembre.

Six jours plus tard, Robert Frank, figure emblématique de la photographie moderne lui succède. Un artiste ayant développé tout au long de sa carrière une œuvre culte.

© Robert Frank / Les Américains, Éditions Delpire

Image d’ouverture : © Jef Bonifacino