Le prestigieux Prix Pictet a annoncé, le 14 novembre, le thème de sa prochaine édition : le feu. Un sujet évoquant à la fois la force brutale de la nature, et les terribles conséquences du réchauffement climatique.

« Au cours des douze années qui se sont écoulées depuis le lancement du Prix Pictet, deux des problèmes majeurs menaçant la vie sur notre planète – l’épuisement des ressources et les effets dévastateurs du changement climatique – n’ont fait que s’aggraver (…) Notre but est d’utiliser le pouvoir de la photographie pour inciter les États, les entreprises et la société dans son ensemble à façonner un avenir plus viable », déclare Renaud de Planta, associé senior du groupe Pictet.

Chaque année, depuis 2008, le Prix international explore un thème choisi pour susciter réflexions et débats. Doté de 100 000 CHF (environ 92 000 euros), il récompense des auteurs dont les séries de clichés illustrent avec brio les thèmes proposés. En 2019-2020 Joana Choumali avait ému le jury, grâce à son interprétation du thème Espoir.

Le plus incontrôlable des éléments

Pour faire écho aux enjeux écologiques toujours plus pressants, le Prix Pictet a choisi, pour cette édition, un thème profondément lié à la nature : le feu. « Il n’a cessé d’alimenter l’actualité depuis l’embrasement de Notre-Dame de Paris, rappelle Stephen Barber, président du prix. Nous avons ainsi vu de gigantesques incendies ravager tour à tour l’Amazonie, l’Australie et la Californie. Le feu symbolise à la fois la survie, le renouveau et la prospérité. Mais il est aussi le plus incontrôlable des éléments et son usage inconsidéré est à l’origine de nos principaux problèmes environnementaux. »

Un thème annoncé en parallèle du retour de la série de podcasts A lens on sustainability, faisant dialoguer photographes, conservateurs de musée, auteurs et philosophes du monde entier autour des relations entre le 8e art et le développement durable. Le premier épisode, publié le 14 novembre, croise les regards des photographes Daniel Beltrá, Richard Mosse et Sebastião Salgado, et du philosophe Anthony Grayling.

© Joana Choumali, lauréate du Prix Pictet 2019/2020