Le festival Circulation(s) ouvre ses portes, avec une programmation en ligne : présentations des artistes, vidéos, discussions et lectures de portfolio. Lumière sur une édition portée par un besoin intense de créativité.

C’est dans un cadre singulier que la 11e édition du festival Circulation(s) ouvre ses portes, au Centquatre. Malgré la fermeture des lieux culturels, l’événement présente cette année 29 auteurs émergents, et leurs récits visuels. Une programmation à découvrir en ligne, sur le site du festival. « En parallèle, quelques surprises sont prévues, durant les mois d’ouverture de l’événement, précise Camille Guillé, coordinatrice générale adjointe du collectif Fetart, à l’initiative de Circulation(s). Parmi elles, des lectures de portfolios, organisées le week-end du 10 et 11 avril, des workshops, ou encore des animations de discussions publiées en ligne chaque mercredi. Tous les artistes ont également filmé une vidéo raconter l’histoire de leur projet. Des vidéos qui seront prochainement ajoutés à notre site. »

© INKA & NICLAS

Développer des mondes

Si moins de projets composent cette édition 2021, tous sont, pour Camille Guillé, « concernés ».  « Nous présentons cette année des sujets très forts, qui méritent d’avoir davantage d’espace, des plages de libertés, pour pouvoir respirer », explique-t-elle. Une volonté qui se traduit par une scénographie, plus aérée. Dans le hall du Centquatre, les projets se déploient, et prennent l’espace nécessaire pour inviter le regardeur à s’immerger dans le récit. Au cœur de cette 11e édition ? « Une conscience qui s’élève, une envie de témoigner des problèmes environnementaux. Si ces enjeux rejaillissent tous les ans, les artistes sont animés par une envie de les résoudre », confie la coordinatrice.

Covid-19 oblige, la créativité des photographes a été mise à rude épreuve. Parmi les projets exposés, nombreux sont ceux qui renouent avec le « vivant ». « Nous avons remarqué une tendance à revenir vers l’argentique, vers le minéral, le vrai. Parmi les séries sélectionnées, le travail d’Anne-Sophie Auclerc, sa manière de capturer la tension, l’excitation de vivre, et la crainte de mourir nous a subjugués », confie Camille Guillé. Plus intimiste, et organique, le festival Circulation(s) 2021 donne à voir une création fébrile, une envie de s’emparer d’un temps en suspens. « Cette édition prouve que la photographie est un outil pour développer des mondes », conclut la coordinatrice.

© à g. Anne-Sophie Auclerc, à d. Bianca Salvo

© Thomas Lopes & Joanne Joho

© Karolina Cwik

© à g. Bobby Beasley, à d. Jesper Boot

© Marianne Katarzyna Wasowska

© Francesca Todde

© à g. Mathias De Lattre, à d. Pedro Freitas-Silva

Image d’ouverture : © INKA & NICLAS