Le nouveau visage des Rencontres de la photographie a été dévoilé aujourd’hui. Christoph Wiesner succédera à Sam Stourdzé à la direction des Rencontres d’Arles.

Six finalistes. Des hommes, des femmes, en duo ou en solo. La nouvelle est tombée ce vendredi 26 juin.  À l’issue de la réunion du conseil d’administration, le président des Rencontres de la photographie Hubert Védrine a nommé Christoph Wiesner directeur. Il prend la suite de Sam Stourdzé, nommé directeur de la Villa Médicis, et débutera en septembre 2020. Discret, Christoph Wiesner est pourtant un fin connaisseur du marché de l’art.

Né en 1965, à Gemünden am Main, en Allemagne, Christoph Wiesner a rejoint la France à l’âge de trois ans. Il se forme à l’école du Louvre, et étudie la muséographie. Il regagne son pays natal et notamment Cologne pour approfondir ses connaissances artistiques de la scène allemande. Sa carrière débute à Berlin, à la galerie Schipper & Krome dont il est devenu le directeur. Quinze ans plus tard, de 2012 à 2014, il rentre à Paris et dirige la galerie Yvon Lambert et a représenté Nan Goldin, Gordon Matta-Clark, ou encore Daniel Buren. Directeur artistique de Paris Photo depuis 2015 en duo avec Florence Bourgeois, Christoph Wiesner ne cesse d’interroger notre relation à l’image. En témoigne le développement d’un espace dédié à la vidéo, ou aux tirages monumentaux (secteur Prisme) au sein de la foire internationale. Il a notamment cosigné avec Donatien Grau l’ouvrage Après la crise – Etats contemporains de la photographie, dans lequel ils ouvrent des espaces de réflexion. À 55 ans, le compagnon d’Emma Lavigne – présidente du Palais de Tokyo, affirme un regard contemporain sur le monde photographique.

Une nomination survenue à un moment inédit puisque l’édition 2020 a été annulée suite à l’épidémie de Covid-19. Bien que l’édition 2020 des Rencontres ait été annulée, des expositions satellites ont été maintenues. Le 29 juin, à la gare de Lyon, Christoph Wiesner inaugurera Hexagone, une exposition présentant les travaux d’Éric Bouvet et Yan Morvan.

© Jeremie Bouillon