On peut la juger tardive, mais la mobilisation est aujourd’hui mondiale pour protester contre l’enlèvement de 223 lycéennes nigérianes.

Tandis que la communauté internationale enclenche des mesures diplomatiques, Twitter s’enflamme pour la libération des jeunes filles enlevées le 14 avril dernier par des membres du groupe islamiste Boko Haram. 

De Michelle Obama à P. Diddy en passant par Yves Jégo et Christiane Taubira, nombre de personnalités y sont allés de leur selfie autour du hashtag #BringBackOurGirls (« Ramenez nos filles »), un mot d’ordre mentionné dans plus de 2 millions de tweets. 

Sauf que ce remarquable élan de solidarité s’appuie sur des photos volées.


 

Les portraits partagés sur les réseaux sociaux n’ont en effet rien à voir avec l’enlèvement, ni même avec le Nigeria, comme l’a dénoncé l’une de leurs auteurs dans le New York Times. La photographe américaine a rectifié le tir et demandé le retrait de ses clichés pris en Guinée-Bissau : 

« Ces photos n’ont rien à voir avec ces jeunes filles qui ont été kidnappées. […] Pouvez-vous imaginer la photo de votre fille s’étalant dans le monde entier afin d’illustrer le trafic sexuel ? Ces jeunes filles n’ont jamais été enlevées, n’ont été victimes d’aucun trafic sexuel. »

La troisième image est signée Melanie Blanding et a été prise au Congo en 2006. 

D’après Arrêt sur Images, la larme de la jeune fille aux bracelets aurait même été ajoutée pour accentuer l’impact émotionnel de la photo.

Lire l’article complet sur Arrêt sur ImagesC.L.