Cette semaine, Brigitte Patient rencontre deux photographes : Pascal Maitre, exposé à la Grande Arche de la Défense, et Patrick Tourneboeuf, invité du festival Les Photaumnales.

Sur le toit de la Grande Arche de la Défense se tient actuellement l’exposition Seulement Humains. Une collection fantastique de 150 clichés du photojournaliste Pascal Maitre. Depuis 39 ans, ce « montreur d’histoire » capture en couleur les cultures du monde entier. Il confie d’ailleurs à Brigitte Patient se sentir plus storyteller que photographe. Ensemble, ils reviennent sur la photographie d’un jeune homme, prise en décembre 2017. Dans une mine d’or du Niger, un jeune Peul travaille au concassage, de la poussière dorée formant un masque sur son visage. Un cliché poétique et touchant. « Il témoigne de la difficulté de vie de cette jeunesse », explique Pascal Maitre. « Actuellement, l’or est la seule économie. Les jeunes ont le choix : travailler dans ces mines, ou bien rejoindre les islamistes ». Une très belle exposition à découvrir jusqu’au 11 octobre.

© Pascal Maitre

Explorer notre relation à la mémoire

Brigitte Patient se rend ensuite à Beauvais, dans le cadre du festival Les Photaumnales. L’événement regroupe 28 expositions, dans plusieurs villes de France et explore cette année notre relation à la mémoire. Présent au festival, Patrick Tourneboeuf, membre de l’agence Tendance Floue, expose sa série Stèles, les invisibles. Depuis 2003, il capture les monuments aux morts de France en suivant un protocole photographique : des clichés à la chambre, pris au crépuscule. « Ce projet vient d’un constat de l’absence du nom d’un de mes aïeux sur l’un de ces monuments », explique Patrick. Prises à la tombée du jour, les photos sont sublimées par l’heure bleue (le bleu particulier du ciel à l’approche de la nuit), et redonne la visibilité à ces monuments oubliés.

© Patrick Tourneboeuf

Image d’ouverture : © Pascal Maitre