Cette semaine Brigitte Patient revient sur les Rencontres d’Arles, aux côtés de photographes exposants. Lumière ensuite sur Jean-Claude Gautrand, photographe, journaliste, écrivain et historien de la photographie.

Alors que Les Rencontres d’Arles clôturent leur première semaine, Brigitte Patient rencontre cinq photographes exposant dans la ville de Provence. Jane Evelyn Atwood y présente ses Pigalle people. Dans ses clichés en noir et blanc, la diversité du quartier parisien se révèle. La photographe, amie avec les trans’ de Pigalle capture leur sensualité, leur souffrance et leur beauté avec dignité. Laura Henno, elle, documente le quotidien d’une petite communauté vivant en plein milieu du désert, des personnes en marge de la société en quête d’une deuxième chance de vivre le rêve américain… Jusqu’où l’être humain osera-t-il aller ? Mathieu Gafsou, photographe franco-suisse, présente H+ à Arles, une série photographique inspirée par le transhumanisme – un panorama fascinant des transformations physiques et mentales de l’homme, grâce à la technologie. Enfin, Ambroise Tézenas et Frédéric Delangle dévoilent des portraits poignants de migrants, accompagnés des paroles de ces hommes, décrivant leurs tenues, comme un moyen de se présenter. Un projet social profondément touchant.

© Jane Evelyn Atwood

© Mathieu Gafsou, courtesy Galerie C et de MAPS

Courtesy Aboubacar,  Mustafa et Delangle-Tézenas

 

© Laura Henno, courtesy Galerie Les Filles du Calvaire

Brigitte Patient rencontre ensuite Jean-Claude Gautrand. Né en 1932, ce photographe, écrivain et historien de la photographie a beaucoup documenté Paris. Dans ses créations, l’artiste accompli met en avant les travaux de ses collègues. Auteur de nombreux ouvrages sur ses amis Ronis ou encore Doisneau, en 2018, il est lui-même la vedette du livre Itinéraire d’un photographe, publié aux éditions Bourgeno. Avec émotion, il évoque ses premiers souvenirs photographiques « Mettre un papier dans l’eau et y voir apparaître une image… c’était magique », se souvient-il. Puis, sur la suite de sa carrière, il revient sur sa préférence certaine pour le noir et blanc et l’argentique, son aversion pour la « technique », les débuts des Rencontres d’Arles ou encore sa sensibilité si particulière. Un entretien tout en intimité.

© Jean-Claude Gautrand

Image d’ouverture © Laura Henno, courtesy Galerie Les Filles du Calvaire