Shine in every Shade. © Christophe Jacrot.

À faire

1. Après les road trips au Mexique, les grandes étendues du cœur des États-Unis et les déserts de l’Afrique, Bernard Plossu, le photographe-voyageur, retrouve, le temps d’une exposition, son centre de gravité : le Sud. Sud de la France, Espagne ou  Portugal, les images de Plossu, saisies à travers la vitre d’un train en mouvement, invitent autant au voyage qu’à la contemplation. 

« On dirait le Sud » de Bernard Plossu, jusqu’au 2 mars 2014. La Filature, 20, allée Nathan-Katz, 68090 Mulhouse.

France Marseille. © Bernard Plossu.

 

2. Pluie, neige, blizzard, c’est des caprices de la météo que Christophe Jacrot tire l’inspiration pour ses clichés. En octobre 2012, l’ouragan Sandy plonge toute la partie sud de Manhattan dans l’obscurité. Le photographe saute dans un avion et se fait héberger par un pote pour shooter New York plongé dans le noir. Un peu comme René Burri l’avait fait pendant la panne de courant généralisée, à l’automne 1965. Mais là, pas un chat, pas une âme, seuls les phares de quelques voitures osent troubler la quiétude de la ville qui, pour une fois, est allée se coucher.

« New York in Black » de Christophe Jacrot, prolongée jusqu’au 18 janvier. Galerie de l’Europe, 55, rue de Seine, 75006 Paris.

West Broadway. © Christophe Jacrot.

 

3. Mois de janvier oblige, musées et expositions préparent leur mue hivernale. , une liste des expos qui se terminent dans les prochains jours.

© Erwin Blumenfeld.

 

À lire

À l’issue d’un reportage de longue haleine, le photographe italien Davide Monteleone offre un portrait intimiste de la Tchétchénie entre résistance et résignation. Servi par une édition soignée, un très bel ouvrage dans lequel le photographe remercie le pays et ses habitants pour l’avoir accepté en leur sein, pour l’avoir laissé capturer leur réalité. « Spasibo! »

Spasibo fait partie de la sélection de livres photo présentée dans le 4e numéro de Fisheye Magazine, en kiosque depuis le 7 janvier.

Spasibo”, photos de Davide Monteleone, textes de Galia Ackerman et Masha Gessen, Ed. Kehrer Verlag, 58 €.

Grozny, 23 mars 2013. © Davide Monteleone.

 

À cliquer

1. Face à la série Polaroids de Lili Plasticienne (alias Valérie Gilard), on a tout de suite en tête un mur de briques mille fois tapissé d’affiches. Les passants arrachent les affiches. Les couleurs dégoulinent sous la pluie. « Je ne sais pas ne pas combiner, j’aime le contraste et la dualité« , confie la plasticienne. Au moyen d’émulsions, une technique de transfert d’image issue d’un film Polaroid, Lili empile couche sur couche photos, coupures de presse et de romans, et dessins. Elle livre une série qui fleure bon les années cinquante, le grenier de chez papi-mamie et la maison de poupée vintage.

Chambre 6. @ Lili Plasticienne.

 

2. Depuis février 2012, le New York Times distille chaque semaine, via Tumblr, les photos de son fond d’archives. Une mine riche de plus de 10 millions d’images qui dort deux niveaux en dessous des rues de la Grosse Pomme. « Si nous postions en ligne 10 nouvelles images d’archives chaque jour de la semaine, en comptant seulement notre fond papier, nous n’aurions pas terminé avant l’année 3935« , précise le journaliste David W. Dunlap dans la page « About« . Une plongée dans le passé du journal et de l’Amérique à retrouver sur la page Tumblr The Lively Morgue.

Juillet 1954. © Neal Boenzi/The New York Times.