© Guy Tillim.

« – Tu fais quoi ce week-end, toi ?
– Je sais pas, je me ferais bien une expo photo… »

À VOIR

1. Après Londres et New York, l’exposition The Rolling Stones 50th : Une expérience photographique et musicale élit résidence à la galerie Nikki Diana Marquardt. Aux murs, 76 clichés des rock stars britanniques tirées des cartons de Jean-Marie Périer, Michael Putland et Bob Gruen. Et en bande-son, expo musicale oblige, les tubes survitaminés des Rolling Stones ! Inaugurée en 2012, l’exposition célèbre les 50 ans d’existence du groupe, formé en 1962.
Jusqu’au 12 janvier 2014. Galerie Nikki Diana Marquardt, 10, rue de Turenne, 75004 Paris. Entrée libre.

Manchester Airport, 9 août 1964. © Mirrorpix.

 

2. Après une carrière à Reuters, puis à l’AFP, le Sud-Africain Guy Tillim embarque pour la Polynésie française sur les traces de James Cook et de Paul Gauguin (Second Nature I), puis Sao Paulo au Brésil (Second Nature II), et livre une série de photos posant la question de l’exotisme et de la construction de l’image. « Je veux transmettre le panorama et l’incompréhensibilité relative à mon insignifiance dans cette scène« , écrit le photographe.
Jusqu’au 22 décembre 2013. Centre photographique d’Île-de-France, 107, avenue de la République, 77340 Pontault-Combault (Seine-et-Marne). Entrée libre.

Tautira, Tahiti, 2010. © Guy Tillim. 

 

3. Le Japon est à l’honneur  à la galerie ArtLigue ! Avec New JPN GEN, le commissaire indépendant, écrivain et blogueur Marc Feustel, en spécialiste de la photographie japonaise, livre une sélection des travaux des jeunes prodiges de la photo nippone. Au programme : la chapelle de Ronchamp revisitée, une série de portraits réalisés à l’aide d’un appareil thermique, ou encore une campagne américaine aux touches impressionnistes.
Jusqu’au 28 décembre 2013. Galerie ArtLigue, 9, rue des Arquebusiers, 75003 Paris. Entrée libre.

Dance 74. © Seiji Shibuya.

 

Slow Boat 76, Hokkaido Muroran. © Koji Onaka.

 

À LIRE

1. Pour son dernier ouvrage, le photographe animalier Vincent Munier s’est inspiré de la solitude des grands espaces glacés pour saisir, au hasard des rencontres et du chemin, la faune locale. Il impose une dualité assumée : français/anglais,  format vertical/format horizontal, air/terre. Une balade aussi zen que glaciale.
« Solitudes I & II« , de Vincent Munier, éd. Kobalann, 110 €.

Solitudes II. © Vincent Munier.

 

2. Entre 1991 et 1997, le photographe Dmitri Donskoï a suivi le quotidien du premier président russe démocratiquement élu, Boris Eltsine, livrant une série d’images à l’antithèse des stéréotypes, « banalité inquiète, parfois cocasse » d’un président saisi sans ambages. Dans son dernier numéro, la revue Feuilleton publie une sélection de ces clichés, accompagnée d’un portrait du photographe signé par Guillaume Chauvin, un jeune reporter photographe exilé à Moscou.
Revue « Feuilleton » n° 9, automne 2013, disponible en librairie, 15 €.

© Dmitri Donskoï.

 

3. The Human Fragment, le dernier ouvrage du street photographe canadien Michael Ernest Sweet, épingle les cuistots de Chinatown et les dormeurs de Coney Island avec l’absence de distance la plus totale. Point. Shoot. Clic-clac ! D’où le titre de cette monographie, à paraître le 15 décembre : capturés dans leur intimité, à la volée, les corps n’y sont que très rarement entiers.
« The Human Fragment« , de Michael Ernest Sweet, éd. Brooklyn Art Press, 35 $ (version papier) ou 20 $ (PDF).

Coney Island, New York, été 2013. © Michael Ernest Sweet.

 

À CLIQUER

Grâce au courrier des lecteurs de Fisheye, nous avons découvert les aventures de Mister and Mrs Plaquettes. Clouée le temps d’une semaine dans un lit d’hôpital, Stéphanie Jaubert s’ennuie ferme. Alors pour passer le temps, et pour s’évader, elle prend ce qu’elle a sous la main – une paire de piluliers, des gélules, le dernier numéro de Fisheye – et donne ainsi naissance à un couple aussi inventif que décalé ! C.T.

Les doigts dans la prise et les cheveux en bataille. © Stéphanie Jaubert.