« Première série de photographies prises en septembre octobre 2017 où, sans pouvoir rentrer dans le camp, je m’attarde sur la vie autour du camp et la confrontation silencieuse entre riverains, roms et le chantier pharaonique du Grand Paris. Il s’agit de rendre compte des points de contact entre ces mondes qui s’ignorent, se jouxtent, se côtoient par obligation, et font de ce tronçon de rue un lieu intense de percussion sociale de plusieurs mondes. Ils glissent les uns sur les autres, où les uns subissent, profitent, survivent et d’autres forcent le passage pour atteindre leur objectif, chacun participant chacun à sa manière aux deux groupes. Un second temps en juillet 2018 où le camp de roms est évacué par la police. Rentré dans le camp entre ce moment de tension et le temps de sa démolition, je me trouve face à des lieux de vie ayant soudainement perdu toute vie même si elle fourmillait quelques instants auparavant. Une impression de vide flottait dans ce lieu chaotique voué à survivre quelques instants encore avant d’être rasé. Je prends le temps de fixer ces bribes de vies à jamais perdues. Mais déjà la vie est partie ailleurs allant reproduire d’autres équilibres déséquilibrés. » Christophe Vandon

Vernissage le vendredi 1ᵉʳ février 2019 à 19h00

© Christophe Vandon

MAC VAC – 20 rue Edouard Pailleron 75019 Paris