Alors que la nuit est le moment du repos, du temps suspendu, du calme, les photographies nocturnes d’Osvalde Lewat bruissent et tonnent. Sa nuit est sonore et palpite comme un cœur qui s’éveille et irrigue un réseau sanguin. Puis la couleur jaillit et compose avec l’obscurité une chorégraphie. Elle fait naître la vie. De cette nuit africaine, congolaise plus précisément, la photographe ne nous livre pas toutes les explications. Sa démarche se situe au delà du documentaire pour nous transporter vers un territoire plus personnel et plus mouvant. Ouvert au rêve, à la fiction. A l’ailleurs. A l’abstraction.

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