Pour cette première exposition de Tina Merandon à la Galerie 127 de Montreuil, trois séries sont montrées : Anima, Petites danseuses et 1,2,3 Soleil. La teneur de ce dernier projet réside dans cet interstice franco-marocain, franco-maghrébin, inter-culturel sublimé par la représentation photographique. Dans cette série, les silhouettes et les figures jouent à cache-cache avec l’environnement selon un procédé plastique qui permet subtilement à la photographe de respecter l’anonymat des figures humaines. Le corps est bien à l’œuvre, cependant, comme souvent chez Tina Merandon. Les deux autres projets offrent des corps aussi, des corps ultra-stylisés, ramenés à l’essence d’un geste dansé pour la première et à la fusion corps-animal que la mythologie grecque n’aurait pas reniée, pour la seconde. Le corps ainsi transformé sous l’œil de Tina Merandon est un corps transitionnel porteur d’identité, de langage, d’histoire commune. Il s’inscrit, selon la convention photographique, dans une bidimensionnalité qui s’offre à d’autres corps, nos corps de regardeurs fugaces.

© Tina Merandon / Courtesy Galerie 127

Galerie 127 – 7 rue Arsène Chéreau, 93100 Montreuil