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New York City

Très inspiré par le cinéma, Kalel Koven nous livre ici une série réalisée à New York. Chaque image est construite sur un jeu de clair-obscur, créant un effet dramaturgique dense et profond. Ces scènes de la vie quotidienne n'auraient rien d'extraordinaire si Kalel ne les avait pas remarquées. Il dresse ainsi le portrait d'une ville vivante, riche et pleine.

Fisheye – Lense

Vues quotidiennes

Les « Vues quotidiennes » de Matthias Pasquet, jeune photographe de 27 ans, sont des images glanées de manière instinctive. Le geste photographique est ici brut, vif. L'ensemble compose un mélange aussi éclaté qu'il est composé avec soin. C'est la chronologie des prises de vue qui détermine l'ordre des images. Il y a une cohérence dans les obsessions visuelles de l'artiste. Notamment pour l'humain qui est « comme une présence cachée, une fuite », ainsi que le décrit Matthias. « C'est une forme de jeu avec la banalité. Je tente de rendre signifiants, des détails qui ne le sont pas à première. Ces fragments de ma vie s'articulent comme des histoires autonomes. »

STRATES – Les Terres

La photographie de Vincent Descotils serait peut être une affaire de croyance, au sein d’un jeu de découvertes et de fuites. Nous nous plongeons en elle comme des aveugles tâtonnant formes et textures, devenues nouvelles. En prolongement à son travail dans le dessin et la scénographie, Vincent Descotils ne cesse de définir, de modeler avec l’acharnement d’un orfèvre, son univers photographique en le rapprochant des thèmes de l’enfance, des souvenirs – avec ce qu'ils ont de trouble et d’indistinct, avec ce que l’enfance a de poétique, d’onirique, d’heureuse ou d’angoissante. Il s’agit finalement de parler du regard premier. Anti-nostalgique puisque rien n’est fixe. Fait d’un noir et blanc originel, d’un clair-obscur aux détails appelant à l’exploration. Ce regard nous est irrésistible parce qu’il s’adresse directement à notre inconscient. Nos impressions deviennent confuses et demandent à être redéfinies.

Battre la campagne

Le projet Murs de l'Atlantique balaie du regard le territoire breton, et propose un dialogue visuel entre deux phénomènes : les restes du Mur de l'Atlantique — d'anciens blockhaus et bunkers — qui occupent le littoral de manière lourde et permanente; et les free parties — ces fêtes clandestines organisées par des amateurs de techno — qui apparaissent spontanément dans les campagnes et sur les côtes, et disparaissent aussitôt. Nous vous le présentions une première fois en avril 2015. Battre la campagne est un nouveau volet de ce travail, repéré par la galerie émergente du festival La Gacilly en 2016 puis accroché dans notre galerie lors des Rencontres d'Arles.

Americana – suite

En juin 2016, nous vous présentions la première étape de ce beau projet d'Anna Hahoutoff, "Americana". Marqué par une cohérence et une identité visuelle très forte, ce travail a pris une autre dimension suite à l'élection de Donald Trump. Car Anna vit aux États-Unis, qu'elle parcourt de long en large pour réaliser ses images. Elle nous explique que « ces derniers mois ont été passionnants avec les élections. Parcourir autant d'états différents et traverser les milieux urbains et ruraux dans un tel contexte... Ça a marqué ma vision des États-Unis. C'est un torrent de boue qui s'abat sur le pays. L'horizon est tellement noir ! Aujourd'hui à travers ce projet, j'essaie de me concentrer sur le côté décoratif de l'Amérique, de le montrer sous un aspect plus passif. » Plus apaisé, et apaisant aussi.

The Buffalo that could not Dream

Cette série prend place dans la réserve indienne de Fort Belknap, dans le Montana, aux États-Unis. C’est un projet qui illustre les conséquence de l’Appropriations Act de 1851, par lequel les Amérindiens ont été contraints de se regrouper dans les réserves. «The Buffalo that could not Dream », se concentre sur le mode de vie actuel de leurs descendants. Felix von der Osten rend compte de leur combat quotidien pour préserver une culture ancestrale qui doit faire face à deux obstacles : l’ignorance de « l’homme blanc » et l’indifférence de la jeune génération à l'égard des traditions. Felix von der Osten aura vécu pendant deux mois dans cette réserve entre 2014 et 2015. Ce travail est un témoignage qui rend compte de « l’envie d’être » d’une communauté qui jadis était un peuple tout entier.

After party

Depuis 2011, François Prost photographie les boîtes de nuit situées en bord de route, où les vacanciers finissent après une journée à la plage. Le genre d’endroit, à la superficialité assumée, où l’on boit des cocktails multicolores et où tout le monde a l’air très jeune. Fasciné par ces lieux au faste éphémère, le directeur artistique a parcouru la France et la Belgique en Ford Fiesta pour en réaliser un inventaire systématique. Débarrassés de leurs habits de nuit, le Macumba, le Light Club, l'Acropole et leurs tapis rouges poussiéreux deviennent tristes et vides de sens au petit jour. La singularité du sujet et son traitement ont valu à François Prost, directeur artistique de 36 ans, la première place des Fidal Youth Photography Awards le 7 décembre dernier. Texte : Hélène Rocco.

Catch

C'est en avril dernier que nous avons découvert le travail de Kevin Faingnaert, que l'on présentait dans un article publié sur le site. Quelques mois plus tard, son portrait du catcheur Tiny Irons, tiré de sa série "Catch", faisait la couverture de notre numéro 20. Cette série à l'écriture très puissante sera présentée à partir du 21 janvier prochain au festival Circulation(s). Nous vous la présentons ici en intégralité.

Europe

Nous avons découvert le travail de Jef Bonifacino, il y a un peu plus d'un an, à l'issu d'un concours que nous organisions sur le site. Nous sommes heureux de retrouver son travail sur les cimaises du festival Circulation(s), dont nous sommes partenaires. Nous présentons ici un travail différent de celui qui sera exposé au Centquatre à partir du 21 Janvier prochain. Cette série est issue d’une exploration des extrêmes géographiques de l’Europe durant cinq ans. À l’heure où certains se crispent à leurs frontières, ce travail montre l’Europe comme un morceau de continent sans frontière, où hommes et civilisations sont seulement de passage, éphémères. Rassembler ces extrêmes permet de rehausser leurs différences l’un par rapport à l’autre, mais aussi de montrer qu’ils sont reliés et prolongés par une même étendue de terre, et par des préoccupations humaines communes.

Mimosa Pudica

Le Mimosa Pudica est une plante rampante aux fleurs roses. Au moindre contact, dû à la pluie ou à un effleurement des doigts, un mouvement actif replie complètement les feuilles vers la tige. Ce mouvement rapide protège d’une part la plante des précipitations trop importantes, et d’autre part de la prédation. Les feuilles se déplient à nouveau quelques temps plus tard. Cette série du même nom est une jolie métaphore filée de la sensibilité.

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