Fisheye Magazine

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Semaine du 18/01  

Floriane de Lassée, « Modern Sati »

Paris

du 12/01 au 25/02

Lorsqu’une femme indienne se marie, elle devient la propriété de sa belle-famille et n’appartient plus à la sienne propre. Ancestralement, si l’époux mourrait, elle devait le suivre dans l’au-delà. La Sati est l’acte des veuves hindoues s’immolant sur le bûcher funéraire de leurs maris afin de remplir leur rôle d’épouse. L’interdiction de cette pratique séculaire en 1829 n’aura pas suffi à changer le quotidien des femmes… Les photographies de Floriane de Lassée synthétisent, dans une composition recherchée, des éléments symboliques et acquièrent une profondeur qui provoque l’introspection, la méditation. Le caractère allégorique du feu à la fois purificateur et passeur, la lumière crépusculaire qui correspond à l’heure de la réflexion, le decorum empreint de solitude, tout invite à la prise de conscience des combats à mener pour le respect des libertés individuelles à l’échelle de l’humanité. Floriane de Lassée est ainsi parvenue à témoigner, non sans poésie, de la condition féminine alarmante.

Galerie Particulière

16 rue du Perche, 75003 Paris

Couleur nuit

Marseille

du 14/01 au 25/02

Alors que la nuit est le moment du repos, du temps suspendu, du calme, les photographies nocturnes d’Osvalde Lewat bruissent et tonnent. Sa nuit est sonore et palpite comme un cœur qui s’éveille et irrigue un réseau sanguin. Puis la couleur jaillit et compose avec l’obscurité une chorégraphie. Elle fait naître la vie. De cette nuit africaine, congolaise plus précisément, la photographe ne nous livre pas toutes les explications. Sa démarche se situe au delà du documentaire pour nous transporter vers un territoire plus personnel et plus mouvant. Ouvert au rêve, à la fiction. A l’ailleurs. A l’abstraction.

Villa47

47, rue de Crimée, 13003 Marseille

Taking My Time – Part II

Paris

du 14/01 au 04/03

La galerie Polka présente le second volet de l’expoistion « Taking My Time », un cycle rétrospectif en deux tableaux consacré au grand photographe américain Joel Meyerowitz. Autobiographique et méditative, l’exposition plonge dans la mémoire d’un artiste spectateur qui a traversé l’histoire récente de la photographie. La deuxième partie du voyage se consacre aux paysages et à la lumière, laissant les rues de New York de la « Part. I » derrière elle. À la  fin des années 1960, l’auteur de Bystanders (1994) interroge les secrets de la couleur, en explorant sa finesse, ses tonalités, ses contrastes et ses saturations veloutées. Le bouleversement sémantique que présuppose l’abandon du noir et blanc conduit Meyerowitz vers le contexte de ses images. Le grand format joue ici un rôle prépondérant. En 1976, l’artiste fait l’acquisition d’une chambre photographique grand format, une Deardorff 8×10. C’est à Cape Cod, où il passe ses vacances, que Meyerowitz l’utilise pour la première fois. Avec sa lumière, ses paysages vides, plats, silencieux voire figés, la presqu’île balnéaire du Massachusetts est à l’exact opposé de l’énergie new-yorkaise qu’il photographie à ses débuts, au 35mm. Mécaniquement et symboliquement, la vision change. Le dispositif et les règles aussi.

Polka Galerie

12, rue Saint-Gilles, 75003 Paris

http://www.polkagalerie.com

Circulation(s) 2017

Paris

du 21/01 au 05/03

Marqué par l’incroyable succès de l’édition 2016 au Centquatre-Paris avec 50 000 visiteurs, le festival Circulation(s) s’inscrit toujours dans les grandes expositions du Centaquatre-Paris. Dédié à la jeune photographie européenne, le festival Circulation(s) propose pour la septième année consécutive un regard croisé sur l’Europe à travers la photographie. Il a pour vocation de faire émerger les talents de la jeune photographie européenne et de faire découvrir au public la création artistique contemporaine innovante. La programmation s’articule autour de la sélection d’un jury suite à un appel à candidatures international, d’invités (une galerie et une école) et de la carte blanche du parrain de cette édition, Hercules Papaioannou. Autour de cette exposition d’envergure réunissant 44 photographes européens, Little Circulation(s), l’exposition à hauteur d’enfants, revient en 2017 avec son programme pédagogique et des activités pour le jeune public.

Le Centquatre

5, rue Curial, 75019 Paris

http://www.festival-circulations.com

(never) Let me go

Bruxelles

du 23/11 au 15/01

Solal Israel aborde la photographie avec un mélange déconcertant d’exigence, de rigueur et de liberté inventive. Plusieurs séries, entamées pour la plupart dès ses études à l’ESA «Le 75», ont pris forme au fil du temps au point de pouvoir à présent s’entrecroiser: récit autobiographique d’une rupture, chronique émouvante de la disparition de sa grand-mère, détournement de photos trouvées qui se transforme en appropriation fantasmatique de l’identité d’une personne ayant quitté son lieu de vie… Se révèlent aussi bien un sens à la fois classique et ludique du paysage, en tant que genre extrêmement codé, et une approche pleine de gravité du portrait.

Galerie Contretype

Cité Fontainas 4A, 1060 Bruxelles, Belgique

http://www.contretype.org/

Pluie d’images

Brest

du 14/01 au 24/02

Pour sa 13ème édition le festival vous invite à découvrir les travaux de photographes professionnels, amateurs, clubs et collectifs autour du thème Frontière(s). Plus de 30 expositions sur Brest et sa métropole, vernissage déambulatoire, rencontres,  »Faîtes de la photo », visites commentées, actions pédagogiques, ateliers, projections, débats… En 2017 le festival Pluie d’Images se penche sur la notion de frontière. Cette ligne imaginaire qui tantôt sépare, tantôt joint deux territoires est plus que jamais revenue au devant de l’actualité avec les grandes vagues migratoires de ces derniers mois. Mêlant géographie, politique, économie…, la frontière cristallise parfois les rapports de force entre deux états alors qu’ailleurs elle a pour ainsi dire matériellement disparu comme entre les pays de l’Espace Schengen. S’intéressant aux tensions géopolitiques, à l’abstraction de ces séparations ou encore à la géographie qui les matérialisent, ces travaux photographiques nous invitent à une réflexion essentielle et nécessaire en nous replongeant dans l’histoire pour mieux comprendre le présent et appréhender l’avenir.

Brest

http://www.festivalpluiedimages.com/

Toujours en cours

Dérive

Toulouse

du 11/01 au 05/03

Avec une écriture très personnelle, s’inscrivant dans le champ de l’image contemporaine, il développe une approche intuitive de son environnement, de ses angoisses et de ses questionnements au quotidien. C’est son commentaire sur la vie et sur la manière dont il voit et perçoit le monde qui l’entoure. Ses images en noir et blanc au contraste élevé, au grain épais et à la surface souvent griffée, proposent ainsi une vision subjective et ressentie du monde.

Le Château d'Eau

1 Place Laganne, 31300 Toulouse

http://www.galeriechateaudeau.org/

Again and again

Paris

du 06/01 au 09/04

Et si l’œuvre de Stéphane Duroy était un exil ? Après quarante années d’un périple obsessif sur les traces de la vieille Europe jusqu’aux Etats-Unis, Stéphane Duroy semble aujourd’hui poussé par un vent de renouveau, vers une pratique photographique emmenée toujours plus loin d’elle-même. L’Europe du Silence, travail fondateur initié dans les années 1980, s’impose comme la tentative, décisive dans son parcours, de partir à la rencontre de la grande Histoire : Douaumont, Berlin, Auschwitz, Lodz… Construite dans un mouvement au long cours, cette série consigne la vision d’un homme à la recherche de son identité et de la mémoire d’une Europe ébranlée par deux conflits mondiaux et de multiples dérives totalitaires. Stéphane Duroy en livre un récit fragile, emprunt de poésie et d’inquiétude, dont l’esthétique granuleuse et opaque se mêle au poids du temps et aux silences obscurs des paysages.

Le Bal

6 Impasse de la Défense, 75018 Paris

http://www.le-bal.fr

Through Nowhere – Brutal Unfeelingness

Bruxelles

du 23/11 au 15/01

À la croisée des corps sans visages, des visages anonymes et des énigmes impossibles… Prenant pour motif l’indéfini qui se déploie autour de l’absent, ce travail s’est effectué au départ du mystère, effectuant va-et-vient entre codes picturaux et expérimentations proprement photographiques. S’y révèle un univers éclectique et électrique, où règnent intrigues et fascination. Une enquête sur le magnétisme des énigmes, essence d’une obsession pour l’image. Distribués ça et là, les indices d’un spectacle inévitable, dont le destin infini semble celé par les dispositifs plastique et narratif, comme enfermé dans le monde étourdissant des images et des hors-champs sans limites proposent l’expérience d’un malaise visuel qui s’attaque à la logique. Des images qui harcèlent.

Galerie Contretype

Cité Fontainas 4A, 1060 Bruxelles, Belgique

http://www.contretype.org/