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Semaine du 26/04  

The sleeping green

Paris

du 03/04 au 08/09

Dianne Bos a emprunté le titre de cette exposition au célèbre poème Break of Day in the Trenches d’Isaac Rosenberg, poète et soldat de la Première Guerre mondiale. The Sleeping Green. Un no man’s land cent ans après est un ensemble de remarquables photographies prises dans le no man’s land entre les tranchées du front de l’Ouest. À partir de 2014, marquant le centenaire du début de la Grande guerre, Dianne Bos se met à parcourir les champs de bataille de France et de Belgique où ont combattu les soldats canadiens. Elle emploie différents appareils photos anciens et sténopés, y compris un appareil vieux de cent ans, pour photographier ces terres un siècle après la Grande guerre. De retour au Canada, elle poursuit son travail sur les images en chambre noire, incorporant au cours du tirage argentique des objets issus des sites de combats : pierres, feuilles, une balle de fusil… Elle produit ainsi un palimpseste visuel propre à exprimer la profondeur émotionnelle de ces paysages extraordinaires.

Centre culturel canadien

5, rue de Constantine, 75007 Paris

http://www.canada-culture.org

Walker Evans

Paris

du 26/04 au 14/08

Le Centre Pompidou présente la première grande rétrospective consacrée au photographe américain Walker Evans (1903-1975) dans un musée français. Considéré comme l’un des photographes américains les plus importants du XXe siècle, Evans, par son souci du détails du quotidien et son observation de la banalité urbain, a largement contribué à fixer le visage de l’Amérique du siècle dernier. Ces clichés vont marquer des générations de photographes et d’artistes. Walker Evans va ainsi contribuer à définir un « style documentaire » en s’attachant à représenter les hommes mais également leur environnement. Organisée en deux parties, l’exposition présente d’une part la fascination du photographe pour cette culture populaire, et d’autre part, la diversité du travail d’Evans en tant que photographe d’architecture, de cartes postales qui s’accompagne alors d’une démarche plus artistique.

Centre Pompidou

Place Georges-Pompidou, 75004 Paris

https://www.centrepompidou.fr/

Notre beauté fixe

Lyon

du 10/09 au 31/12

Comment continuer à transmettre le désir d’entrer dans son œuvre ? Comment lui faire signe, un an plus tard, à l’occasion de nos 35 ans de galerie, en restant simple, sincère, à la hauteur de son intelligence bienveillante et de ce qu’il a offert à la photographie et à la littérature ? Le titre de l’exposition proposé par Jacques Damez – Notre beauté fixe – à la fois manifeste de nos choix photographiques et évocation dans l’allitération d’un livre fondateur de Denis Roche – Notre antéfixe - est le déclencheur.  Comme lui, qui aimait trouver le titre juste (il en avait le don), nous voulions en choisir un qui soit l’amorce de sa fameuse « montée des circonstances ». L’idée de l’hommage commence à naître. Puis la « photolalie ». Inventé par Denis Roche, ce mot si musical et évocateur qu’il définit ainsi : « J’appelle photolalie cet écho muet, ce murmure de conversation tue qui surgit entre deux photographies, très au-delà du simple vis-à-vis thématique ou graphique ».

Galerie Le Réverbère

38, Rue Burdeau, 69001 Lyon

http://www.galerielereverbere.com/

Vues

Arcueil

du 11/04 au 05/05

L’installation photographique « Chambre avec vue » débute avec un récit. Dans les années 1970, un entrepreneur grec débarqué des Etats-Unis sollicite de l’argent et des terres auprès de la population de l’île d’Ikaria dans le but de construire un complexe hôtelier destiné à créer de l’emploi et de la richesse sur l’île. L’hôtel Toula ouvre ses portes quelques temps plus tard mais rapidement le propriétaire disparaît avec les fonds investis et l’hôtel est fermé. L’histoire de l’hôtel Toula rappelle l’effet du mirage. L’image désirée disparaît dès l’instant où elle semble accessible. Ces chambres dont la vue est absente interrogent notre relation à la représentation et à nos paysages d’inscription. La série photographique «Point de vue» interroge les procédés par lesquels régulièrement nous tentons de nous approprier le monde en le mettant à notre échelle, défendant l’idée qu’il y ferait mieux-vivre pour l’homme.

Galerie Anis Gras / le lieu de l’autre

55 avenue Laplace 94110 Arcueil

Le Royaume

Paris

du 30/03 au 06/05

La Fisheye Gallery tourne son regard vers une contrée du Vermont autoproclamée « Le Royaume ». Présentée dans le Mois de la photo du Grand Paris 2017, l’exposition de Stéphane Lavoué nous entraîne dans une quête royale, parsemée de visages insolites et de paysages blancs comme neige. Après plusieurs années à photographier artistes, hommes politiques, acteurs, sportifs ou intellectuels, Stéphane Lavoué a désiré s’évader du travail de commande pour accéder à un univers plus personnel. Le Royaume lui a offert cette opportunité. Il y eut la rencontre avec un chasseur d’ours à l’arc qui comprit sa démarche de photographe et l’introduisit dans la communauté. Sa fille, Josy, posa pour Stéphane au milieu des carcasses de viande. Elle est une des princesses du lieu, et sa beauté illumine la scène. Les portes du Royaume se sont ouvertes, le photographe a pu circuler de ferme en ferme pour photographier cette histoire américaine un brin déglinguée. Un conte photographique où toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est loin d’être fortuite.

Fisheye Gallery

2 rue de l'Hôpital Saint-Louis - 75010 Paris

http://www.fisheyegallery.fr/

Nolwenn Brod

Toulouse

du 09/03 au 30/04

Dans le Château d’Eau proprement dit, l’exposition se compose du travail de deux artistes qui, bien que faisant écho à une certaine réalité, les états du Sud aux Etats-Unis pour Shane Lavalette, et des familles ou des traditions bretonnes pour Nolwenn Brod, n’inscrivent pas leur démarche dans le documentaire mais au contraire réalisent leurs images en s’inspirant de la poésie ou de la musique. Distribués chacun à un niveau différent dans l’architecture particulière du Château d’Eau et, instituant un dialogue entre ces deux écritures, nous espérons accompagner les visiteurs dans une forme où ce qui fait sens n’est pas ce qui est représenté, mais la musicalité qui s’installe entre les images.

Chateau d'Eau

1 Place Laganne, 31300 Toulouse

http://www.galeriechateaudeau.org/

Toujours en cours

Fetish Bazaar

Lille

du 21/04 au 21/05

C’est avant tout un jeu. Jouer avec le corps et ses stéréotypes. Le jeu de comédien qui se met en scène. Le jeu des je, qui porte l’attention sur l’autre, ressemblant et dissemblant. Car il s’agit bien de l’autre dans le travail de Butz&Fouque. L’autre qui est si différent et pourtant si semblable, le faux jumeau qui est soi et autre à la fois. Par jeux de miroirs, d’artifices, de symétrie, les deux photographes manipulent leur image, effacent les imperfections et perturbent la reconnaissance. La fusion des corps engendre une instabilité identitaire qui crée un malaise par la monstration d’un corps dénué de singularité. La multitude d’identités, la multitude de visages que présente le duo mettent en scène une fausse gémellité sur laquelle s’amusent les photographes pour troubler le spectateur.

Maison de la Photographie de Lille

28 Rue Pierre Legrand, 59800 Lille, France

http://www.maisonphoto.com/expositions/2017/butz&fouque/

Isabel Munoz

Niort

du 22/03 au 27/05

Invitée d’honneur des Rencontres de la Jeune Photographie Internationale de Niort, Isabel Munoz a longtemps dissimulé, derrière la présentation de séries consacrées au tango, au flamenco, à la lutte turque ou à la danse orientale, le véritable fondement de sa passion à réaliser des images. Elle nous piégeait par sa capacité à résumer en quelques photographies, à la limite de l’abstraction, entre détails et mise en espace, les pratiques du corps contemporain, rythmiques et musicales. À dire vrai, en demandant à la photographie d’être son outil et sa complice, elle ne s’intéresse qu’au questionnement des corps, de leur architecture, de leur capacité expressive, de leur tension vers une élévation qui nie la pesanteur du temps, qui révèle la sensualité que le grain de peau associé au grain d’argent de la photographie peut impliquer.

Salon de l'Hotel de ville

1 Place Martin Bastard, 79000 Niort

http://www.cacp-villaperochon.com

Shane Lavalette

Toulouse

du 09/03 au 30/04

«One Sun, One Shadow» fut réalisée en 2010 pour Le Haut Musée d’Art d’Atlanta. Grâce à des images délicates et profondes Shane Lavalette tisse un portrait du sud des États-Unis en prenant l’histoire musicale de ce territoire pour inspiration et point d’entrée naturel de ce projet.Un sud vers lequel il emmène les spectateurs dans un rythme prudent fait de répétitions et d’échos en espérant que son travail suscite une émotion et une vision inattendues. Dans le Château d’Eau proprement dit, l’exposition se compose du travail de deux artistes qui, bien que faisant écho à une certaine réalité, les états du Sud aux Etats-Unis pour Shane Lavalette, et des familles ou des traditions bretonnes pour Nolwenn Brod, n’inscrivent pas leur démarche dans le documentaire mais au contraire réalisent leurs images en s’inspirant de la poésie ou de la musique.

Chateau d'Eau

1, Place Laganne, 31300 Toulouse

http://www.galeriechateaudeau.org/wp/

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