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Derrière l’objectif d’Adlan Mansri

Adlan Mansri, 25 ans, est basé à Berlin. Il s'apprête à partir avec un ami en Corée du Sud et du Nord pour un voyage d'un mois, qui donnera naissance à un reportage. Surtout, Adlan a souhaité partager les photos qu'il a réalisées cet été. Il revient sur son parcours, à cheval entre photojournalisme et photo lifestyle. Propos recueillis par Marie Moglia.

« La photo, ça m’est venu naturellement sans que je me pose trop la question de ce que je voulais plus tard », raconte Adlan. Tout a commencé sur les bancs du lycée, où il s’est découvert photographe en participant au club photo  de son établissement. C’est là qu’il touche à son premier boîtier, un Canon 550 D. Le bac en poche, il s’inscrit dans une licence cinéma, qu’il obtient en 2013. Mais ce Lillois se sent limité en France et sent qu’il doit partir. « J’ai découvert à Berlin une école de cinéma auto-gérée. J’ai postulé, j’ai été retenu, et en septembre 2013, je partais [vers la capitale allemande]. »

© Adlan Mansri

© Adlan Mansri

Berlin a sur lui un effet déclencheur : « C’est une ville où l’on se sent plus libre, plus créatif. Il y a une vraie ébullition là-bas. Et une plus grande ouverture sur le monde. »  il photographie à outrance, si bien qu’il délaisse le numérique pour des boîtiers plus discrets et plus simples. Il se met au jetable puis à la pellicule. D’abord avec un Olympus XA2, puis un Olympus OM1 avant de passer au Leica Mini et, plus récemment, au Contax G1. Il consomme « quatre ou cinq pellicules par semaine. »

© Adlan Mansri

© Adlan Mansri

© Adlan Mansri

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Peu de temps avant de se rendre à Berlin, il fait un voyage qui est une étape cruciale dans son parcours. Un ami de sa mère, qui réalise des documentaires, lui propose de l’accompagner sur une caravane humanitaire dans le désert algérien, entre la Mauritanie et le sud du Maroc, en plein cœur du Sahara. Il en revient avec Les oubliés du sable, son premier photoreportage. Une expérience qu’il compte bien renouveler en novembre prochain avec un ami, à travers un nouveau voyage. Il lance alors une campagne de financement participatif, qui a déjà atteint l’objectif des 1500 euros demandées. Son ambition ? « J’ai envie de me faire l’écho de celles et ceux qu’on n’entend pas ou qui n’ont pas les moyens de s’exprimer. Un pont entre ceux qu’on oublie et les autres. » Tout en s’inspirant des gens qui l’entourent. Finalement, pour Adlan, la photo est un partage qui lui permet d’explorer le monde tout autant que le sien.

  • © Adlan Mansri

    © Adlan Mansri

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  • © Adlan Mansri

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→ Découvrez l’ensemble du travail d’Adlan sur son site : www.adlanmansri.com

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