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Les amitiés d’Ophélie Rondeau

22 janvier 2016

Photo : © Ophélie Rondeau

Ophélie Rondeau a 27 ans et s'est lancée dans la photographie il y a peu. Basée à Londres, la jeune femme évolue dans un univers qui met exergue sa conception de la féminité, sa vision de la beauté et de l'amitié. Entretien.

Fisheye : Quand et pourquoi es-tu devenue photographe?

Ophélie Rondeau : C’était il y a un an. J’avais envie – et besoin – d’un changement de carrière alors j’ai commencé à prendre des photos de mon copain, de ma fille, de moi, de nous… De notre quotidien. Je venais de recevoir de ma grand-mère l’appareil argentique de mon grand-père, un Canon EOS 700. Il m’avait suivi pratiquement toute mon enfance. Je ne connaissais rien à la photo mais j’ai voulu essayer. Depuis c’est une passion ainsi qu’une thérapie très efficace.

Te rappelles-tu de ta première photo?

Plus ou moins. Disons que je me souviens très bien du mélange de sentiments que j’ai éprouvé lors de mon premier shooting avec des modèles. Une sorte de pression intense, mais très bonne. Encore aujourd’hui je suis toujours un peu stressée durant les cinq premières minutes avant une séance.

Qui sont tes modèles?

Des filles que je rencontre via Internet, la plupart du temps. Puis leurs amies. Je diffuse des annonces et elles me contactent. J’habite en Angleterre mais la majorité d’entre elles vient de pays étrangers : États-Unis, Allemagne, Italie, Hongrie, Russie, France, Espagne, Bulgarie… Mais aujourd’hui je suis à la recherche de plus de diversité.  Je recherche un contact plus direct, en allant moi-même directement à la rencontre de futurs modèles.

  • © Ophélie Rondeau

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  • © Ophélie Rondeau

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    © Ophélie Rondeau

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Que cherches-tu à exprimer à travers elles?

Une certaine authenticité que l’on perd de plus en plus depuis l’arrivée d’Internet. Le rapport humain n’a pas évolué dans le bon sens, alors j’ai tendance à vouloir créer une relation forte et sincère entre mes modèles. La plupart de mon travail est inspiré par mes souvenirs d’enfance, d’adolescence et aussi de jeune femme. Mes photos représentent ma perception de l’amitié et des relations humaines en général.

© Ophélie Rondeau

© Ophélie Rondeau

Comment décrirais-tu ton travail, ton univers?

Mon travail est spontané. Mon univers, mélancolique.

Quelles sont tes influences?

En général je préfère ne pas regarder le travail des autres, en particulier des artistes que j’admire, pour éviter d’influencer mes propres idées. Chaque personne que je rencontre m’inspire, d’une façon ou d’une autre.

Quel(s) boitier(s) utilises-tu?

J’ai commencé avec un Canon EOS 700. Plus tard j’ai découvert l’Olympus MJU II que je n’ai pas quitté depuis. Je suis très impressionnée par la qualité d’un aussi petit appareil. Je voulais un outil de travail qui soit facilement remplaçable en cas de problème. J’utilise aussi beaucoup l’Instax 210 de Fujifilm.

Quelle est la photo dont tu es la plus fière?

Cette photo a été réalisée lors d’une de mes premières séances, en mars 2015, dans un parc de jeux à côté de chez moi. Les filles ont vu le toboggan et se sont jetées dessus ! J’étais très timide à l’époque. J’avais prévu de faire cette photo mais n’osais pas demander. Leur spontanéité m’a bien rendu service. Il faisait très froid ce jour-là, le toboggan était glacial, on ne s’est pas éternisé. Je n’avais plus qu’une photo à prendre sur la pellicule en cours, et c’était elle.

© Ophélie Rondeau

© Ophélie Rondeau

Propos recueillis par Marie Moglia

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